Contrôleur aérien : une opportunité d'arbritrage

Pour témoigner ou appeler à témoignage ceux qui sont sortis depuis peu ou depuis longtemps de leurs écoles.

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Jay Olsen
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Contrôleur aérien : une opportunité d'arbritrage

Message par Jay Olsen » mer. mars 02, 2016 10:44 pm

Bonjour
Ce topic a pour but de vous renseigner au maximum sur ce que j'appelle une opportunité d'arbitrage : la carrière d'ingénieur du contrôle de la navigation
aérienne.

Tout d'abord, qu'est-ce que j'appelle une opportunité d'arbitrage ? C'est un concept que j'ai retenu et que j'aime bien utiliser depuis un cours de maths financière. En bref, une opportunité d'arbitrage est une occasion de gagner de l'argent de manière sûre (osef de la définition rigoureuse ici). Par exemple, vous voyez ces taux de change dans une boutique de change (chiffres pour l'exemple:)
1€ donne 1$50
1$ donne 2GBP
1 GBP donne 0.45€
Vous donnez 1€, vous obtenez 1$50 puis 3gbp, et vous revenez aux euros 1€35. Vous répétez. Vous êtes riche.
C'est une opportunité d'arbitrage.

En bref, je pense que le concours ICNA est beaucoup trop simple par rapport aux immenses bénéfices qu'il rapporte, c'est donc une opportunité d'arbitrage qu'il convient de signaler correctement afin de rééquilibrer les choses.

Ca ressemble fortement à un topic de pub, comme le topic pour le cursus IESSA, mais si vous connaissez un minimum mon cas perso vous verrez que ce n'est pas le cas, j'essaye d'apporter de l'objectivité. Le but de ce topic n'est pas de parler de mon cas perso, je sais la tendance qu'ont les forumeurs à dériver et moi même à les suivre, j'ai choisi de ne pas faire icna à cause de l'engagement auprès de l'état de 10 ans, alors que j'ai pour but de faire pilote de ligne avant ces 10 ans. Voilà voilà..

Présentation générale :
Le concours ICNA se passe en deuxième année de prépa, juste avant les autres concours. Sa sélectivité est de l'ordre d'une très bonne CCP ou d'une petite mine/centrale (télécom bretagne ou centrale nantes peut-être), elle varie suivant les années..
La formation est rémunérée et dure environ trois ans. Ensuite, l'élève contrôleur est affecté à un poste définitif (pour au moins quelques années disons) où il gagnera sa qualification de contrôleur, ceci peut prendre entre 1 et 3 ans suivant les cas (performance de l'élève, trafic, complexité du poste à apprendre..). Le salaire explose au moment de cette qualification.
Le métier consistant à assurer la permanence h24 du contrôle aérien dans le ciel français, il est évident qu'un contrôleur est amené à travailler la nuit, le jour, le dimanche, le jour de l'an.. On souhaite joyeux noel et bonne année sur les fréquences radio aériennes, je ne sais pas si on fait le décompte par contre :lol:
Il est également évident que le métier s'effectue en grande partie en anglais.
La présentation sera dans l'ordre en gros chronologique à partir du moment où vous vous inscrivez

Inscription, concours, calendrier :
L'inscription coute pour 2016 136€. Ils sont à verser sur le site de l'ENAC. Il ya plein de centres d'examen. Le concours s'étale généralement sur trois jours avant la première semaine des autres grands concours. L'inscription s'effectue en décembre, jusque début janvier
Les matières à passer sont :
- Maths obligatoire - QCM
- Physique obligatoire - QCM
- Français - Résumé + dissertation mais pas sur les thèmes de l'année en cours, c'est un peu comme au lycée en fait
- Anglais - QCM, textes à trous, grammaire...
Epreuve à option : maths QCM, Physique QCM ou bien SI (il me semble que c'est un vrai sujet cette fois ci, genre concours)
Vous serez mis au courant vers la fin des écrits ou peu après de votre admissibilité ou non. Si vous êtes admissible, vous serez convoqués à l'oral fin mai début juin à Toulouse exclusivement. A l'oral il y a les mêmes matières
- Physique et maths, oral classique
- Français : colle type mines, en gros, mais avec une partie sur la motivation pour effectuer le métier de contrôleur
- Anglais : étude d'une bande audio puis conversation avec l'examinateur
Toutes ces informations sont disponibles de manière plus précise dans la plaquette de la formation :
http://www.enac.fr/fr/system/files/Noti ... A_2016.pdf
La sélectivité se fait certes sur l'anglais, avec une note éliminatoire de 12/20 à l'oral, donc c'est un point qui peut être bloquant pour certains..

L'entrée en formation se fait soit en novembre, si vous êtes dans la première moitié des admis, soit en avril, sinon.

Sur la sélectivité du concours : typiquement si vous êtes tout juste admissible aux mines/admis dans une centrale de province vous aurez le niveau pour être dans les derniers admis. Ca dépend des années of course. Si y a 50 places c'est pas la même que s'il y en a 35

La formation :
Peut-être le point que je connais le moins bien, n'y étant pas passé, se référer au site de l'enac, avec la présentation détaillée des cours et du cursus qui s'y trouve.
En bref, vous allez suivre une formation de quasiment trois ans, rémunérée, sur le campus de l'enac la plupart du temps, avec plein de cours différents.
D'abord des cours théoriques : réglementation aérienne, navigation, antennes et électromagnétisme, mécanique du vol, turboréacteurs.. mais toujours avec le point de vue de l'icna et pas celui de l'ingénieur. Pas d'équations relou mais plutôt une idée générale de comment ça fonctionne. Evidemment sur les aspects théoriques du contrôle aérien ce sera pas une initiation, ce sera carré.
L'autre partie sera constituée de simulateurs. On commence tout doucement et on progresse peu à peu, on contrôle d'abord un petit aérodrome et on passe par toutes les étapes intermédiaires de la formation jusqu'à tenir un poste simulé de contrôleur complexe (centre de contrôle en route, aéroport très chargé..)

Point marrant, vous aurez droit à un stage de 45 heures de vol pour passer votre licence de pilote, la plupart des stagiaires y arrivent en si peu de temps car c'est très condensé et efficace. Autre point marrant, un voyage à l'étranger pour perfectionner son anglais (pas en lettonie comme les Erasmus.. mais angleterre, USA, australie, nouvelle zélande..)

Vous aurez tout au long de votre formation un contrôle continu et un classement. Dans le pire des cas vous redoublez (et dans le pire du pire vous êtes virés mais ça c'est partout pareil, si vous n'êtes pas au niveau vous êtes viré, c'est partout comme ça) et passez en fin de classement.

Mais pourquoi parler de classement ?

L'affectation :
Au cours de votre formation sort un texte qui vous détaille les postes accessibles pour votre promotion. On va typiquement y trouver des choses comme :
4 postes à Roissy, 2 postes à Orly
5 postes en centre de contrôle (sauf Reims, donc Paris, Brest, Bordeaux, Aix)
5 postes à Reims :lol:
2 postes autre (très variable, tours de divers terrains comme Toulouse, Nice, Marseille, Lyon, au pire Poitiers)
Le premier sorti du classement choisit où il veut aller, le dernier se retrouve généralement à Reims :lol: (personne ne veut aller à Reims pour des questions dont on pourrait parler, je suis caricatural sur ce point)
A la fin de votre formation, vous êtes affecté sur un terrain ou un centre après que vous ayez choisi parmi l'étendue de vos possibilités.
Débute alors votre formation pour votre métier de contrôleur

Le métier de contrôleur en lui même :
Contrôler des avions, ça veut dire quoi ?

Il y a deux grands types d'affectation possible :
- Le CRNA (centre en route de la navigation aérienne)
- L'aéroport (incluant les positions clairance, sol, tour, départ, approche)
Pour comprendre facilement comment ça marche, on va plutôt s'intéresser à un pilote de ligne qui vole de Paris à Marseille. Comment se passent ses interactions avec le contrôle ?
A Paris, l'avion contacte la fréquence clairance. Celle ci lui donne en gros la trajectoire et l'heure du départ, et propose à l'avion de passer avec la fréquence sol. Le sol guide l'avion depuis son parking jusqu'à l'entrée de la piste. La tour autorise l'avion à décoller. Rapidement, l'avion passe avec la fréquence départ. Les départs gèrent la trajectoire initiale de l'avion en montée, pour environ la moitié de la montée. Ensuite, c'est le CRNA qui prend le relais. Le CRNA de Paris gère la fin de la montée, la croisière, puis passe le relais au CRNA de Marseille (situé à Aix..). Celui ci termine la croisière et gère le début de la descente. Ensuite, l'avion passe avec l'approche de Marseille. L'approche amène l'avion jusqu'en approche finale face à la piste, l'avion passe alors avec la tour. La tour autorise l'atterrissage. Le sol autorise le roulage jusqu'au parking et au revoir.

Détaillons l'exemple du CRNA, pour l'aéroport ce sera assez similaire si on transpose comme il faut.
Un contrôleur CRNA gère un secteur de sa zone qui contient un nombre d'avion à peu près constant. En été, le ciel Aixois est surchargé donc les zones sont assez petites, on subdivise l'espace aérien en plein de petits morceaux. En hiver, peu d'avions, la nuit encore moins, les secteurs sont regroupés.
Le contrôleur CRNA doit prendre en compte tous les avions qui lui arrivent dessus et les amener à leur destination.
Il reçoit un strip, avec l'aéroport de départ et d'arriver, la route, et le but est de faire poursuivre à l'avion sa route, de l'entrée jusqu'à la sortie de son secteur, en toute sécurité.
Le contrôleur reçoit donc un appel, généralement en anglais et incompréhensible pour le néophyte : "Speedbird 5705 bonjour, flight level 350 on ARBON"
Le métier du contrôleur est de, en un temps record, reconnaitre l'avion appelant, savoir où il se trouve sur l'écran radar, voir quels sont les autres avions potentiellement en interaction (dangereuse), et autoriser cet avion à poursuivre sa route de manière appropriée. Soit directement si pas de souci. Soit avec un détour, une montée, une descente, s'il y a un conflit potentiel.
S'adapter à un centre de contrôle va donc nécessiter de connaitre l'espace aérien concerné. Quels sont les points de passage et où sont-ils situés ? Quels sont les autres centres de contrôle en interaction et quelles sont les routes pour y amener les avions ? Et d'autres questions comme ça.

La formation pour s'adapter à un centre va donc durer entre 1 et 3 ans suivant les centres de contrôle. Le concept est que les contrôleurs doivent être au maximum polyvalents sur tous les postes du centre ou de l'aéroport. La formation est donc plus longue dans les plus gros centres. Dans le cas de Aix, la formation a été réduite car le centre a été coupé en deux. Ce n'est pas le cas de Reims, ce qui explique une formation plus longue et donc que Reims sont moins populaires.

Les horaires, les équipes :
Le travail s'organise autour d'un cycle de 12 jours.
En bref, on travaille 2 jours sur 4. Ca dépend de chaque centre, mais dans un CRNA, on commence par faire deux jours matinaux, puis deux jours de repos, puis deux jours normaux, puis deux jours de repos puis un soir et une nuit avant d'enchainer sur trois jours de repos (ça fait 12).
On travaille dans une équipe d'une dizaine d'icna qui ont tous les mêmes horaires.
Le travail s'effectue en équipes de 2, un contrôle sur la fréquence, et l'autre prépare le travail du précédent en organisant les strips, peut l'assister le cas échéant.
L'ambiance de travail est très relax. Les contrôleurs sont tout à fait capables de tenir une conversation normale avec leur voisin (par exemple un visiteur du centre de contrôle) si la charge de travail est normale/faible
Point important : c'est probablement la formation qui a le plus grand taux de filles dans les formations post prépa, en tout cas en concurrence avec Chimie Paristech et autres écoles de maquillage.

Le temps de travail est limité à 32 heures par semaine, mais 25% de ce temps c'est des pauses. En période d'activité faible, possibilité de partir plus tôt si pas besoin de vous à votre poste. 20 à 24 heures hebdomadaires en moyenne.

Les mutations :
Si vous n'êtes pas content de la localisation vous pouvez demander une mutation après avoir passé quelques années dans votre poste d'origine (quelques : varie en fonction de l'endroit entre 2-3 jusqu'à 4-5, il s'agit de rentabiliser la qualification initiale). Il y a des listes de séniorité.
Point négatif : si vous êtes affectés dans le nord et que vous voulez descendre dans le sud, vous ne pourrez le faire que vers 40 ans.
Par contre, si vous voulez partir en Guyane ou bien à St Pierre et Micquelon, c'est quand vous voulez.
Vous avez accès à d'autres métiers que contrôleur, au sein de la DGAC. C'est assez varié mais ça reste à l'intérieur du périmètre de compétences de la DGAC (votre employeur, au passage)

Le salaire :
Tout d'abord, un petit paragraphe qui sort de mon topic "mettre un terme à l'arnaque au premier salaire". Je traduis tout en net car les fonctionnaires parlent en net mensuel toutes primes incluses, donc je compare ce qui est comparable.
Un poste d'ingénieur au minimum légal c'est 1575€
Un poste d'ingénieur en SSII c'est entre 1750 et 2200€ suivant votre école
Un poste d'ingénieur dans un grand groupe c'est entre 2200 et 3000 suivant votre école
Un poste d'ingénieur en audit, conseil en strat.., ça peut monter un peu plus haut, je sais pas exactement.
Au maximum, dans la finance avec une école groupe A ça sera 4800€, mais avec des horaires de folies.

En tout état de cause, le métier de contrôleur aérien vous rapporte quasiment le meilleur salaire et le meilleur salaire horaire que vous pouvez espérer en étant un jeune sorti d'école. Voyons les chiffres.
Première année : 1200€
Deuxième année : 1450€
Troisième année : 1906€

De là vous allez avoir un salaire qui va varier suivant votre affectation. Pendant la période de qualification (de 1 à 3 ans), vous aurez un salaire à 1900€ au début puis une revalorisation vers 2000+ au bout de quelques mois dans le cas général, puis la progression vers le salaire final sera un saut brut et soudain. Sauf à Roissy, où la progression sera progressive à chaque étape de la formation franchie.

La rémunération une fois en poste, qualifié, dépend du centre.
Concernant les postes les moins bien payés, il me semble que ça va être des aéroports comme Poitiers, avec des salaires entre 3500 et 3800€ au minimum.
Plus un aéroport est gros et mieux vous serez payés. Disons que les aéroports sont moins bien payés que les CRNA sauf Roissy, et entre Poitiers et Orly on a une progression de salaire progressive suivant la taille de l'aéroport.
Concernant les postes les plus courants, les centres de contrôle et Orly, vous aurez environ 5300€-5500€ nets
Concernant le poste le mieux payé, Roissy, vous monterez à 6000€
Ca c'est donc 1 à 3 ans après votre sortie d'école, plutôt un an après pour Poitiers (aéroport simple donc qualif courte et salaire plus faible), plutôt trois ans pour Reims et Roissy.

A partir de là, la progression de salaire est linéaire au cours de votre carrière (mais dépend du centre). Vous pouvez quitter Poitiers après quelques années par exemple et rejoindre Roissy pour exploser votre salaire. Les salaire en fin de carrière actuels atteignent 7 à 9k€ nets. Possibilité d'avoir un peu plus si vous atteignez de rares fonctions d'encadrement (chef de tour, chef de centre.. yen a qu'un par centre ou par tour forcément)

Tous ces salaires sont publics, si vous ne me croyez pas il vous faudra aller chercher les grilles de salaire, et ajouter minutieusement chacune des primes qui vous rapporte de l'argent.

En résumé :
Le métier de contrôleur c'est un métier prenant à court terme, probablement lassant à long terme (après 10 ans au même poste mieux vaut changer son type de poste en changeant vers un centre ou un aéroport), mais je ne connais aucune autre voie qui soit aussi facile d'accès et qui rapporte autant de qualité de vie. Si vous ne voulez pas travailler la nuit, vous pourrez opter pour un aéroport comme Marignane, Nice, Bordeaux.. qui ne sont pas ouverts la nuit. Vous n'échapperez pas, par contre, au dimanche. En dehors de ce point négatif, les horaires sont très faibles et le salaire très grand.

Voilà, je n'ai pas trop évoqué les points négatifs ni mon ressenti par rapport au métier, n'hésitez pas à soulever le débat.
En attendant, je remonterai ce topic début décembre 2016 en espérant booster le nombre d'inscriptions (je n'ai pas d'actions à l'ENAC)
Modifié en dernier par Jay Olsen le jeu. mars 03, 2016 11:29 pm, modifié 1 fois.
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Cortez
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Re: Contrôleur aérien : une opportunité d'arbritrage

Message par Cortez » mer. mars 02, 2016 11:10 pm

Tu es en train de dévoiler un secret gardé jalousement par certains ;) Je rigole.
Un concours trop peu connu. Les rares fois où j'ai croisé un étudiant voulant passer ce concours il avait au moins un de ses parents l'exerçant (si ce n'est les deux). Faut croire que les très bons plans se transmettent dans les familles.
A mon époque (début des 90's) on le passait même au niveau bac... le salaire était tellement indécent pour ce niveau de recrutement qu'ils ont passé le concours à BAC+2. Malheureusement mon anglais ne valait pas tripette... il a fallu trouver autre chose.
A noter d'ailleurs qu'au sein de la DGAC les ICNA ont un poids et un statut sans doute bien plus enviable que celui des ingénieurs, ne serait-ce qu'à cause de leur nombre et du pouvoir de leurs syndicats corporatistes. Tout petits corps mais très fort pouvoir de nuisance... ça explique sans doute bien des choses.

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Jay Olsen
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Re: Contrôleur aérien : une opportunité d'arbritrage

Message par Jay Olsen » mer. mars 02, 2016 11:19 pm

Nous sommes bien d'accords.
Effectivement c'était level bac auparavant.
L'autre raison qui a fait que ça a été passé en bac+2, c'est pour gagner le titre "d'ingénieur" du contrôle etc..

Entendons nous bien, un ICNA n'a pas du tout le titre d'ingé CTI !
Tout au plus, il a un master en management du transport aérien (mémoire à rendre à la fin des études)

Il y a 800-1000 inscrits à ce concours, contre au total, sur les trois filières 18 000 taupins.
5%.. Je voudrais que ce taux monte fortement, à un niveau justifié par
- l'intérêt du métier, pour toute personne passionnée d'aéronautique
- les conditions sociales exceptionnelles
- le fait que passer icna est aussi un excellent entrainement aux concours (même si ça coute cher de se déplacer à l'oral, passer déjà les écrits c'est bien)

J'ai oublié un élément qui est l'aptitude médicale classe 3
Il faut pas être aveugle, pas être fou, faut entendre, faut pas avoir un coeur qui va vous lacher dans l'année...
Vendue, merci


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Re: Contrôleur aérien : une opportunité d'arbritrage

Message par Pater » jeu. mars 03, 2016 1:02 am

un autre concours méconnu des taupins avec un bon retour sur investissement au regard de la sélectivité : le beceas.. ni travail de nuit, ni astreinte le dimanche. Les conventions du secteur banque/assurances ne sont pas les moins avantageuses

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Re: Contrôleur aérien : une opportunité d'arbritrage

Message par bullquies » jeu. mars 03, 2016 2:51 am

Jay Olsen a écrit :Entendons nous bien, un ICNA n'a pas du tout le titre d'ingé CTI !

attention, en France "Ingénieur" n'est pas une appellation protégée. C'est "ingénieur diplômé" qui l'est !

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Re: Contrôleur aérien : une opportunité d'arbritrage

Message par Jay Olsen » jeu. mars 03, 2016 2:58 am

"Ingénieur du contrôle de la navigation aérienne diplômé de l'enac", ça passe ? :D
Vendue, merci

Pater
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Re: Contrôleur aérien : une opportunité d'arbritrage

Message par Pater » jeu. mars 03, 2016 9:08 am

Cela va tout autant que ICNA, diplômé d une licence de chinois
Comme dit bullquies le mot ingénieur n est pas protégé
Ce qui l est c est de se prévaloir d un diplôme d ingénieur (forcément habilité par la CTI) quand on ne le possède pas
Comme tu as lève toute ambiguïté je ne vois pas pourquoi on te cherche...

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Re: Contrôleur aérien : une opportunité d'arbritrage

Message par Firestarter » jeu. mars 03, 2016 10:42 am

Qu'en est-il de l'avenir de la filiere ? Sait-on si les controleurs aeriens seront un jour remplaces par des machines ?
Supaéro

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Re: Contrôleur aérien : une opportunité d'arbritrage

Message par Jay Olsen » jeu. mars 03, 2016 11:27 am

Voilà une question qui est très pertinente.

Il faut savoir que les mecs ont voulu remplacer les strips papiers par des strips électroniques.
Au lieu que le système central imprime automatiquement les strips et les donne au contrôleur par une petite trappe, le système central envoie une version numérisée, l'interface du contrôleur est modifiée pour les afficher de manière informatique.
Rien que ce changement mineur ils ont mis 15 ans pour conduire le projet...

Donc imaginons que le métier soit automatisable dans 10 ans, reste la mise en place.
Vous avez 15 ans minimum comme période de transition pendant laquelle vous pouvez réfléchir à votre reconversion.
Période de transition nécessaire à l'installation du système, sa surveillance en fonctionnement réel pendant plusieurs années et une batterie de tests pour vérifier son bon fonctionnement..
Ou prendre votre retraite à 45 ans, vu les sommes folles gagnées
Au pire, vous serez fonctionnaire pour la DGAC.

D'après les contrôleurs à qui j'ai parlé, l'automatisation leur paraissait peu probable d'ici 40 ans.

Je dis ceci avec toute la précision qu'une prédiction à 25 ans dans le futur peut avoir.
Vendue, merci

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vieaero
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Re: Contrôleur aérien : une opportunité d'arbritrage

Message par vieaero » jeu. mars 03, 2016 6:45 pm

Dubble ? :mrgreen:
T'as fais l'erreur du siècle d'être parti à l'ECP alors que t'avais fini 2 ème au concours ICNA il me semble ?
Comme toi j'ai hésité à rentrer à l'ENAC ou a devenir ingénieur.

C'est clair que pour un passionné d'aéro, il n'y a pas mieux que le concours ICNA...

- On voit des avions tous les jours
- on travaille avec des gens passionnés comme nous
- Horaires variées (je détesterai travailler tous les jours de 9h à 18h en mode métro-boulot-dodo...)
- 32h max/semaine, 1 jour ON pour 1 jour OFF
- un salaire plus que confortable (si vous partez dans les îles c'est un salaire majoré de 40% qui vous attend; 6000€ pour travailler au soleil ? ;) )
- des études rémunérées plus que le SMIC (peu de jeunes peuvent se vanter d'épargner et de cotiser dés leur 20 ans)

BONUS : 12h de vol/an gratuit ;)
Entre temps on a juste perdu les billets GP :(

Évidemment je ne conseille pas ce métier si on a pas un minimum de passion pour l'aéro, c'est pas un métier qu'on fait pour l'argent sinon vous allez vraiment vous emmerder.

Comme toi je rêve de devenir pilote, mais je pense que ça va être difficile de laisser tous ces avantages pour un métier de pilote qui se casse de plus en plus la gueule en ce moment :/

Bonne chance pour le concours.
Enac TS15

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Re: Contrôleur aérien : une opportunité d'arbritrage

Message par Jay Olsen » jeu. mars 03, 2016 8:02 pm

parentstressé a écrit :Je me vois mal quand même conseiller à mes enfants de devenir à la fois fainéant professionnel et syndicaliste nuisible. :mrgreen:

Libre à vous, leurs parents, de leur conseiller une voie où ils risquent de lutter pendant 40 ans :mrgreen:
Vendue, merci

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Re: Contrôleur aérien : une opportunité d'arbritrage

Message par Porcepic » jeu. mars 03, 2016 11:23 pm

Jay Olsen a écrit :En bref, je pense que le concours ICNA est beaucoup trop simple par rapport aux immenses bénéfices qu'il rapporte, c'est donc une opportunité d'arbitrage qu'il convient de signaler correctement afin de rééquilibrer les choses.

Image
2010-12 : MPSI2 > MP* – Marcelin Berthelot, Saint-Maur-des-Fossés (94)
2012-15 : IENAC12L, ÉNAC, Toulouse (31)

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Re: Contrôleur aérien : une opportunité d'arbritrage

Message par Jay Olsen » jeu. mars 03, 2016 11:27 pm

Ils sont mignons ces chats mais je comprend pas la pertinence
Tu veux dire que le concours est plus difficile que ce que j'ai annoncé en intro ?
J'ai ajouté un petit paragraphe pour le préciser dans mon texte
Vendue, merci

Satanikwolf
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Re: Contrôleur aérien : une opportunité d'arbritrage

Message par Satanikwolf » jeu. mars 03, 2016 11:59 pm

vieaero a écrit :- un salaire plus que confortable (si vous partez dans les îles c'est un salaire majoré de 40% qui vous attend; 6000€ pour travailler au soleil ? ;) )


C'est plutôt un salaire d'ICNA en métropole ça :wink:

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