Boîtes de conseil ou CAC 40 après Centrale Paris

Pour témoigner ou appeler à témoignage ceux qui sont sortis depuis peu ou depuis longtemps de leurs écoles.

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monnet60
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Boîtes de conseil ou CAC 40 après Centrale Paris

Message par monnet60 » ven. nov. 23, 2018 4:42 pm

Si ce sujet peut se raccrocher à un autre plus ancien.....
Sinon, pour un jeune diplômé de Gif, vaut-il mieux faire ses classes les premières années en sociétés de conseil ou intégrer directement une grosse boîte ?
Si quelques anciens en activité (ou pas) pouvaient argumenter... Je connais mieux les grosses sociétés qui ont pour principe d'embaucher des jeunes diplômés en leur faisant suivre un cursus de découverte de l'entreprise à travers diverses affectations de courte durée avant de les "lâcher" seul sur un premier poste. Quid des sociétés de conseil ?
Merci pour les infos.

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siro
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Re: Boîtes de conseil ou CAC 40 après Centrale Paris

Message par siro » ven. nov. 23, 2018 5:27 pm

Les boîtes de conseil SONT des grosses sociétés.

Faire du conseil en strat au Big 4 ou bosser dans une grosse boîte de l'industrie, c'est des métiers et des carrières distinctes.
Chaque vénérable chêne a commencé par être un modeste gland. Si on a pensé à lui pisser dessus.

lucascab
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Re: Boîtes de conseil ou CAC 40 après Centrale Paris

Message par lucascab » ven. nov. 23, 2018 6:47 pm

En fait ça dépend de ce qu'il ou elle veut faire... Parce que ça n'a pas grand chose à voir.

Pour la carrière en soi, le conseil en strat (voire en management, donc pas n'importe quel type de conseil) est à mon avis un accélérateur non négligeable. Il offre en plus pas mal de diversité sur les missions (mais ça peut être un bien comme un mal, si on veut à tout prix faire de l'aéro et qu'on enchaine sur 3 missions en banque, pharma et agroalimentaire, ben on a pas fait d'aéro).

Evidemment, surtout dans le CAC il y a plein d'internes qui font des carrières exceptionnelles, la règle générale est un peu compliquée à extraire.


Ce que vous décrivez à la fin du paragraphe c'est ni plus ni moins qu'un graduate program. Attention, c'est pas du tout tous les embauchés qui passent par ce système. D'ailleurs c'est très sélectif et assez éprouvant, à la manière du conseil. Ce système est aussi un gros accélérateur de carrière, en tout cas si ça se passe bien. L'inconvénient c'est qu'une fois qu'on est dedans, c'est assez souvent pour faire carrière, donc il faut choisir la bonne société. Un échec dans un programme de ce type ne doit pas être facile à valoriser, au contraire d'une sortie d'une boite de conseil.


PS : désolé j'ai écrit vite et mal, mais globalement il faut des aspirations plus précises pour pouvoir donner une orientation bien fondée
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bullquies
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Re: Boîtes de conseil ou CAC 40 après Centrale Paris

Message par bullquies » ven. nov. 23, 2018 7:16 pm

Bonjour,

qu'est-ce qui te fait croire que tu seras recrutable dans une boîte du cac40 ? Quelles sont tes compétences ?

Le conseil ça correspond déjà pas mal à ce qu'on apprend en école.
The Axiom of Choice is obviously true, the Well-Ordering Principle is obviously false, and nobody knows about Zorn's Lemma. - Jerry Bona

father
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Re: Boîtes de conseil ou CAC 40 après Centrale Paris

Message par father » ven. nov. 23, 2018 8:33 pm

lucascab a écrit :
ven. nov. 23, 2018 6:47 pm
En fait ça dépend de ce qu'il ou elle veut faire... Parce que ça n'a pas grand chose à voir.

Pour la carrière en soi, le conseil en strat (voire en management, donc pas n'importe quel type de conseil) est à mon avis un accélérateur non négligeable. Il offre en plus pas mal de diversité sur les missions (mais ça peut être un bien comme un mal, si on veut à tout prix faire de l'aéro et qu'on enchaine sur 3 missions en banque, pharma et agroalimentaire, ben on a pas fait d'aéro).

Evidemment, surtout dans le CAC il y a plein d'internes qui font des carrières exceptionnelles, la règle générale est un peu compliquée à extraire.


Ce que vous décrivez à la fin du paragraphe c'est ni plus ni moins qu'un graduate program. Attention, c'est pas du tout tous les embauchés qui passent par ce système. D'ailleurs c'est très sélectif et assez éprouvant, à la manière du conseil. Ce système est aussi un gros accélérateur de carrière, en tout cas si ça se passe bien. L'inconvénient c'est qu'une fois qu'on est dedans, c'est assez souvent pour faire carrière, donc il faut choisir la bonne société.
Un échec dans un programme de ce type ne doit pas être facile à valoriser, au contraire d'une sortie d'une boite de conseil.


PS : désolé j'ai écrit vite et mal, mais globalement il faut des aspirations plus précises pour pouvoir donner une orientation bien fondée
+10
C est quoi l objectif premier ?
A priori, si le conseil est évoqué, ce n est pas pour faire de l ingenierie.
Du coup on est en train de comparer des choux et des carottes.
Pour les graduate programmes c est effectivement tres formateur et cela constitue un vrai booster pour demarrer sa carrière dans l entreprise en question.
Encore faut il choisir la boite.
Les jobs proposes ne seront pas les mêmes chez psa ou a la socge..
Ensuite au niveau des graduate programme, il faut nuancer a la fois sur la sélectivité a l entree et sur le devenir en sortie.
Suivant les banques par ex, l acces a l inspection generale est plus ou moins selecti
Pour le cursus lui même qui peut inclure des complements de formation, soft skills et culture maison c est plus ou moins intensif.
A la sortie, ce n est pas forcément succes ou echec.
Mais ceux qui ont le mieux reussi (appreciations, exam..) accederont aux meilleurs jobs.
Pour le conseil, je connais moins mais j ai pu observer plusieurs cas de figure de reconversion :
Le parachutage direct du gars tres brillant a un gros poste
La variante ou la greffe ne prend pas car ce sont 2 univers trees differents : conseiller et gerer opérationnellement n ont pas grand chose a voir.
Dernier cas : le consultant a surtout voulu se caser chez un client pour souffler un coup. La carrière qui s ensuit n est pas garantie.
Ces considérations importent qd on choisit le conseil car c est un peu up.. or out.

monnet60
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Re: Boîtes de conseil ou CAC 40 après Centrale Paris

Message par monnet60 » ven. nov. 23, 2018 10:26 pm

Je ne suis que le père de l'élève. Je cherche à m'informer à titre personnel, pas à sa demande. C'est un sujet qui devrait intéresser beaucoup de monde.
Le terme "graduate program" m'était inconnu. Mais ce mode d'embauche est aussi ancien que l'est l'ère industriel contrairement à ce que j'ai pu lire sur d'autres sites d'infos comme "l'Etudiant". Air France embauche ses ingés des Grandes Ecoles de cette manière depuis plus de 50 ans. Je connais quelques grandes sociétés qui ont toujours agi comme cela (SNCF, EDF, ...). Attention, ce type de cursus est réservé aux TRES Grandes Ecoles, pour ce qui concerne AF.Je découvre également que les sociétés de conseil sont parfois de très grosses entités.

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LaMouette
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Re: Boîtes de conseil ou CAC 40 après Centrale Paris

Message par LaMouette » ven. nov. 23, 2018 11:20 pm

Je ne vais parler que pour l'industrie. Je ne connais pas le reste.


Les Graduate Program, attention, bien se renseigner et ne pas écouter seulement les recruteurs (même si l'entreprise est ultra connue, "sexy" et les conditions alléchantes). J'ai dans mes connaissances plusieurs personnes passées par là (pas uniquement diplômés de "très grande école A+", de tout) qui s'en sont pris plein les dents. Certains ont été écoeurés et sont partis, d'autres ont serré les dents, se sont accrochés et sont plus ou moins contents du poste à la sortie. Je recommanderai de chercher à avoir des témoignages de personnes passées par le GP voulu, pour avoir de l'information de première main.



Les societes de conseils sont parmi les plus gros employeurs français/européens, en effet.

On peut y passer pour se former... Ou y grimper et y faire carrière. Je pourrais parler pour l'industrie, je ne connais pas du tout le monde de la finance/stratégie.

Dans l'industrie (donc là où "conseil", "prestation", "ssi", "sociétés de service/d'ingénierie" sont synonymes), permet de voir des choses variées (en terme de type d'entreprise, produit, métier, etc...), d'intégrer des équipes avec du recul (on voit souvent les inconvénients, mais il y a des avantages), de pouvoir bouger facilement, d'avoir un certain "droit à l'erreur" (à chaque nouvelle mission on redémarre à 0), possibilité de sauter d'un sujet à l'autre, flexibilité.

Par contre les inconvénients sont bien connus : salaires souvent plus faibles, sécurité géographique discutable, stress de voir une mission s'arrêter ou une nouvelle ne pas plaire. Management pas toujours tendre sous couvert de "communication marketing", le fait d'être toujours un "exterieur" chez son client.



Enfn, dans une société industrielle (la fameuse "grosse boîte"), on aura, au contraire, une plus grande inertie. L'avantage c'est que si on occupe le poste de nos rêves on est plutôt sûr de ne pas trop en bouger. L'inconvénient c'est que si ca ne va pas avec le chef, que le travail nous interesse moyennement, que l'on souhaite changer de métier... Ca peut être difficile, long et chiant. Le "bon poste" donne souvent envie d'y rester accroché coûte que coûte même si "ça va moyen", parce qu'on se dit que ça sera dur darriver à avoir aussi bien (salaire, confort, etc) ailleurs.

Pour un jeune, mes collègues qui sont arrivés jeunes diplômés ont clairement été façonnés par l'équipe. Ceux qui comme moi ont fait des missions de 6 mois à 1 an dans des contextes plus variés, on a une "formation" (post diplome) un poil différente. Ce n'est ni mieux, ni moins bien, chacun y ayant trouvé son compte.

Personnellement je suis contente de mes expériences qui m'ont permis de savoir quel poste me plaisait (contexte, personnalité du "chef", organisation de l'équipe, contenu du travail, etc), j'ai ciblé très précisément ma recherche d'emploi post-conseil (je préférais rester dans le conseil que partir pour un poste mieux payé mais qui me plairait "moyennement"). C'est aussi parce que je vis très, très mal le fait de ne pas être profondément intéressée par mon travail, je déprime, etc... J'ai des amis/collègues qui se satisfont très bien dun poste quils considèrent comme "non passionnant", parce que les à côté leur convient (collègues sympa, confort quotidien, etc...).


En fait c'est un peu comme passer des aventures amoureuses au mariage : certain(e)s papilloneront toutes leur vie parce qu ils/elles ont besoin de mouvement, d'autres rêvent du bon mariage stable tout de suite, certain(e)s veulent papillonner pour mieux choisir...
Certain(e)s se marient jeunes mais veulent changer d'air et papillonner dix ans plus tard pour fuir l'ennui, d'autres vivent l'ennui mais davantage d'inconvénients que d'avantages à divorcer.
Faidherbe, Mines d'Alès, IIT Kanpur (Inde) - Aerospace

father
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Re: Boîtes de conseil ou CAC 40 après Centrale Paris

Message par father » sam. nov. 24, 2018 11:54 am

Tres bien vues les relations amoureuses :-)
Le sujet me semble posé de facon trop ouverte car chacun va mettre des choses différentes derrière l appelation 'conseil'.
Rien de comparable entre une societe qui fait du conseil en strat (genre bcg) des boites qui deleguent des collaborateurs chez des clients (forme d interim appele body shopping, decrite par jay) et des ssii qui prennent en charge de lourdes restructurations informatique s.
Sans parler du fait que certaines grosses structures peuvent cumuler les 3 activités dans des proportions variables..

Pour les graduate programmes, cela vient comme d hab des us. Le plus ancien est sans doute le programme finance de General Electric.
Depuis cela a fleuri, y c dans les contrefaçons et les derives.
Globalement, les graduates en ont plutôt une bonne appréciation. Cela permet comme indique de ne pas s encrouter trop longtemps dans un même poste et potentiellement d avoir une vue assez large de la societe intégrée (suivant la nature du programme car celui ci peut etre tres spécialisé, pur sales/mktg, IT...)

lucascab
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Re: Boîtes de conseil ou CAC 40 après Centrale Paris

Message par lucascab » lun. nov. 26, 2018 12:42 pm

monnet60 a écrit :
ven. nov. 23, 2018 10:26 pm
Je ne suis que le père de l'élève. Je cherche à m'informer à titre personnel, pas à sa demande. C'est un sujet qui devrait intéresser beaucoup de monde.
Le terme "graduate program" m'était inconnu. Mais ce mode d'embauche est aussi ancien que l'est l'ère industriel contrairement à ce que j'ai pu lire sur d'autres sites d'infos comme "l'Etudiant". Air France embauche ses ingés des Grandes Ecoles de cette manière depuis plus de 50 ans. Je connais quelques grandes sociétés qui ont toujours agi comme cela (SNCF, EDF, ...). Attention, ce type de cursus est réservé aux TRES Grandes Ecoles, pour ce qui concerne AF.Je découvre également que les sociétés de conseil sont parfois de très grosses entités.
Le graduate program n'est qu'UN mode d'embauche parmi d'autres, et c'est souvent (pas toujours, comme énoncé par father sur les fonctions très spécifiques comme le marketing) un programme pour "hauts potentiels".

En effet Air France fonctionne comme ça, j'ai un très bon ami à moi qui y est en graduate (et ce n'est qu'un pauvre gadzart :mrgreen: ). La SNCF aussi, mais ça représente pas la majorité des embauches de JD, y compris ECP à mon avis.

Pour se faire une idée des graduate program, il y a celui de Carrefour qui explique assez bien le fonctionnement.
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monnet60
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Re: Boîtes de conseil ou CAC 40 après Centrale Paris

Message par monnet60 » lun. nov. 26, 2018 2:42 pm

Merci pour vos commentaires.
J'ajouterai aussi qu'à AF, les cadres tournent beaucoup et ne restent en principe que 4/5 ans dans un poste. Ils peuvent radicalement changer de secteur d'activité et c'est particulièrement vrai pour les ingés de haut vol comme X, Mines, ECP ou Ponts. Siège, Entretien avions, piste, fret, l'aéroport lui-même, voire devenir pilote (n'est-ce pas Jay Olsen). La disruption aussi est très à la mode chez nous :D

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Re: Boîtes de conseil ou CAC 40 après Centrale Paris

Message par lucascab » lun. nov. 26, 2018 2:52 pm

J'ai les mêmes retours. Mais 4/5 ans c'est déjà beaucoup, à la SNCF c'est plutôt 3 en comparaison... et disons que ça pose pas mal de problèmes à mon avis
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MATHADOR
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Re: Boîtes de conseil ou CAC 40 après Centrale Paris

Message par MATHADOR » mer. nov. 28, 2018 5:33 pm

Il y a aussi des Graduate dans le conseil (cf. parcours challenge chez EY) avec le même principe : rotation entre plusieurs business lines (audit, strat et TS par exemple). Après, globalement, c'est plutôt pratiqué dans les grands groupes. Pour les groupes français, les graduate les plus intéressants (d'un point de vue conditions matérielles, salaires et perspectives à moyens termes) sont pour moi clairement les inspections générales au sein des banques même si c'est moins prestigieux qu'avant. Voir le site de la Société Générale pour plus d'infos. Et contrairement à la croyance populaire, c'est beaucoup moins sélectif que les postes dont rêvent en général les JD A+. Un truc pas du tout négligeable à regarder si l'on s'engage dans un graduate : les conditions matérielles dans lesquelles évoluent les JD concernés. Je connais des personnes côté industrie qui sont très déçues, pourtant dans des boîtes prestigieuses de leur secteur (énergie, luxe ou bâtiment). Les politiques voyages du secteur de la banque et de l'industrie sont souvent très différentes : classe affaires vs classe éco, ville de province dans un pays d'Afrique vs Hong Kong, hôtel moyen de gamme vs palace luxieux, remboursement aux frais réels sur note de frais vs primes de mission non imposables, etc. Ces petites choses sont loin d'être anecdotiques pour les gens passant plus de la moitié de l'année hors de leur domicile avec de nombreux longs courriers.
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