que fait un prof de prépa?

vous avez des questions sur la vie en prépa ?

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Message par David » 14 août 2006 13:20

Chopichopi a écrit :
Je pense quand même que si on intègre ULM on est sur la bonne route non? (bon ok il lui reste encore du chemin pour avoir ULM mais quand même il promet ce petit :wink: )

non

on a fait une bouffe il y a un an avec quelques copains de promo (on ne s'etait pas revu pendant quelques annees). Sur les 8, un seul est maitre de conf, 4 ou 5 en prepa (voire au lycee) et 2 ou 3 font des boulots type ingenieurs... bon maintenant il y en a quand meme quelques autres qui sont au cnrs, mdc ou prof.. mais ce n'est pas la majorite - meme pas la moitie d'ailleurs.
Modifié en dernier par David le 14 août 2006 13:23, modifié 1 fois.
David Rupprecht
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Message par Calia » 14 août 2006 13:21

musichien a écrit : De toutes façons, je déteste les mots "moral" et "humain", je trouve ça tellement hypocrite. :wink:
Et pourtant les gens humains et moraux ...ça existe! Heureusement d'ailleurs :wink:

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Message par Chopichopi » 14 août 2006 13:48

David a écrit :
Chopichopi a écrit :
Je pense quand même que si on intègre ULM on est sur la bonne route non? (bon ok il lui reste encore du chemin pour avoir ULM mais quand même il promet ce petit :wink: )

non

on a fait une bouffe il y a un an avec quelques copains de promo (on ne s'etait pas revu pendant quelques annees). Sur les 8, un seul est maitre de conf, 4 ou 5 en prepa (voire au lycee) et 2 ou 3 font des boulots type ingenieurs... bon maintenant il y en a quand meme quelques autres qui sont au cnrs, mdc ou prof.. mais ce n'est pas la majorite - meme pas la moitie d'ailleurs.
:cry: Ils font quoi alors? Qquns doivent aller dans un corps (pas beaucoup), et les autres? Tous en Post-doc sans rien?
Si l'avenir de certains est bouché alors qu'ils ont fait ULM, pour ceux des autres ENS c'est comment? En sortant de Cachan on peut devenir maître de conf ou prof en prépa quand même! (En sortant d'une fac lamda ca doit être possible aussi alors...).

Ces problèmes d'orientation sont dus à quoi? Manque de postes (ca me semble être une raison)? Mauvais choix de DEA, de thèse?
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Message par Teteph » 14 août 2006 14:07

Chopichopi a écrit :Si l'avenir de certains est bouché alors qu'ils ont fait ULM, pour ceux des autres ENS c'est comment?
C'est pareil. Il ne faut pas croire que la hiérarchie est si marquée entre les ENS. Le seul avantage à être à Ulm, c'est que les places dans les corps sont plus nombreuses/systématiques. Mais les normaliens de toutes les ENS peuvent, en fonction des places (peu nombreuses mais peu demandées également), postuler pour les corps (ceux qui recrutent dans leur ENS). Bref, pour tout ce qui concerne les débouchés "naturels" (enseignement et recherche pour ceux qui débarquent de Mars), les différences sont quasi-inexistantes.
En sortant de Cachan on peut devenir maître de conf ou prof en prépa quand même! (En sortant d'une fac lamda ca doit être possible aussi alors...).
Oui et oui (heureusement!)
Ces problèmes d'orientation sont dus à quoi? Manque de postes (ca me semble être une raison)? Mauvais choix de DEA, de thèse?
Plein de raisons:
:arrow: domaine réputé "noble" mais totalement bouché. ex pathologique = physique théorique;
:arrow: résultats DEA pas géniaux ce qui a des conséquences sur le choix de thèse (ça peut être comblé par le caractère "normalien" mais pas toujours)
:arrow: thèse pas terrible
:arrow: etc.

Ne pas oublier plusieurs points également:
:arrow: la structure du système: environ 10 000 nouveaux docteurs (j'ai pas dit doctorants, mais bien ceux qui vont au bout et décroche le diplôme) par an pour des recrutements dans la sphère de recherche publique d'environ 3000. Même en comptant le recrutement privé (environ 2000), ça fait quand même un minimum de 50% des docteurs qui ne seront pas employés à leur niveau de qualification...
:arrow: Les gens finissent par se lasser et abandonnent la quête d'un poste en recherche. Noter que même si la sélection est effectivement draconienne, ce ne sont pas forcément les meilleurs qui résistent...
:arrow: Pour Ulm, je ne sais pas mais pour Lyon, contrairement à l'image que veut donner l'école, environ la moitié seulement des normaliens veulent faire de la recherche (il ne faudrait donc surtout pas croire que ceux qui font de l'enseignement sont des exclus de la recherche).
Stéphane Ravier
Professeur (physique PCSI), lycée Henri IV
Désolé, je ne réponds pas aux MP concernant des dossiers d'admission.

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Message par Chopichopi » 14 août 2006 14:27

OK, merci pour tous ces renseignements :)

Les maths appliquées semblent alors une option intéressante : un nombre de postes intéressants dans l'enseignement (du aux écoles de commerce, et la possibilité dans les facs d'éco en +, http://www.education.gouv.fr/personnel/ ... /mc26b.htm) et aussi les nombreuses possibilités dans le privé avec notamment les maths financières.

Bon maintenant il me reste 2 ans (voire 3 :lol: ) de prépa pour donner le meilleur de moi-même, tenter d'avoir une ENS, ou bifurquer vers la fac en cas d'échec ou encore ... changer d'avis :lol:
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Message par Ernst » 14 août 2006 14:55

musichien a écrit :mon message était volontairement tranché, j'aime créer du remous :wink: .
Bref, ça m'attriste un peu que, dès qu'on ose lancer quelques idées où figurent de grands mots ("moral", "humain"...) et des questions sans réponse, on se fasse aussitôt taxer d'idéaliste.
Pour les questions sans réponse, c'est quand même idéaliste dans le sens péjoratif et faux qui veut dire "râleur invétéré", puiqu'elle sont censées être des remises en question mais sans apporter de solution. Ce genre de questions sans réponse n'a aucun autre intérêt, je pense, que de montrer qu'on s'oppose, qu'on est un rebelle, et qu'on est seul, héroïque, contre le système, le méchant système. Ce n'est évidemment pas ce que tu voulais dire, mais en fait, inconsciemment, si cela n'avait pas été plus un jeu qu'autrechose, je pense que ce que je dis aurais été vrai.
En outre, les mots "moral" et "humain" ne sont certes pas forcément "idéalistes", mais légèrement, dans le même sens que précédemment, parce-que c'est toujours pareil: le système a tort, il va à l'encontre de valeurs qui touchent bien l'affect de "chacun", et bien entendu, on ne peut que sympathiser avec celui qui se bat héroïquement contre le système. Encore une fois, ce n'est pas forcément ce que tu voulais faire sentir inconsciemment. Malheureusement, ça manque de smileys :wink: . De toutes façons, je déteste les mots "moral" et "humain", je trouve ça tellement hypocrite. :wink:
J'ai un peu la flemme mais je ne peux quand même pas laisser ça sans réponse.
Musichien a écrit :Pour les questions sans réponse, c'est quand même idéaliste dans le sens péjoratif et faux qui veut dire "râleur invétéré", puiqu'elle sont censées être des remises en question mais sans apporter de solution. Ce genre de questions sans réponse n'a aucun autre intérêt, je pense, que de montrer qu'on s'oppose, qu'on est un rebelle, et qu'on est seul, héroïque, contre le système, le méchant système. Ce n'est évidemment pas ce que tu voulais dire, mais en fait, inconsciemment, si cela n'avait pas été plus un jeu qu'autrechose, je pense que ce que je dis aurais été vrai.
Bon, déjà, ce que tu dis là est absurde. Poser des questions sans réponse, c'est râler pour toi? Alors, selon toi, tous les philosophes, tous les penseurs, tous les intellectuels ne sont que des grands râleurs, puisque la plupart des problèmes qu'ils posent sont insolubles... Et toi-même, ne te poses-tu jamais de questions existentielles, du type "Qui suis-je?"/"Pourquoi vivre?"/"Où vais-je?"/etc. ? Ces questions-là n'appellent à aucune réponse et sont pourtant de la première importance. Finalement, ce sont même les seules questions qui méritent d'être posées...
Et, même si mon message n'avait pas été un amusement, ce n'aurait en aucun cas eu la signification que tu lui prêtes. Poser des questions pour remettre en question ce qui semble établi, ce n'est pas se vouloir rebelle ou grand justicier, c'est simplement essayer d'éveiller l'attention, la réflexion. On raisonne très souvent d'après des a priori, des préjugés, des dogmes qui nous sont imposés par notre éducation, notre culture, ou tout simplement par des amalgames faciles ; et l'on vit avec ça, sans trop s'en rendre compte, jusqu'à ce qu'un jour, un événement ou une discussion mettent en lumière la fragilité des jugements fondés sur ces préjugés. C'est d'ailleurs un peu la démarche socrate, la maïeutique: aller demander au poète "qu'est-ce que la beauté?", au rhéteur et au juge "qu'est-ce que la justice?", etc. etc. Ces questions n'ont pas de réponse, mais, la réflexion à leur sujet est bénéfique. A l’inverse, refuser de se poser ces questions, c’est vivre en bête, en animal, en zombie. C’est vivre sans réfléchir, puisqu’on ne réfléchit vraiment que lorsqu’on effectue un retour sur soi, sur ses propres actes et opinions face à des problèmes profonds, ardus…
Et, concrètement, lorsque j'ai écrit ce fameux message, c'est parce que je voyais revenir dans tous les posts précédents que le salaire devait être attribué en fonction du niveau d'études et du travail fourni, ce qui, lorsque l'on y réfléchit attentivement, ne semble pas toujours logique, ni aisé à mettre en place ; c'est ce que je voulais faire sentir.
Musichien a écrit :En outre, les mots "moral" et "humain" ne sont certes pas forcément "idéalistes", mais légèrement, dans le même sens que précédemment, parce-que c'est toujours pareil: le système a tort, il va à l'encontre de valeurs qui touchent bien l'affect de "chacun", et bien entendu, on ne peut que sympathiser avec celui qui se bat héroïquement contre le système. Encore une fois, ce n'est pas forcément ce que tu voulais faire sentir inconsciemment. Malheureusement, ça manque de smileys :wink: . De toutes façons, je déteste les mots "moral" et "humain", je trouve ça tellement hypocrite.
Là aussi, c'est une simplification un peu rapide. Je ne sais pas ce que tu as à me prêter sans cesse cet aveuglement naïf doublé d'une volonté farouche de me rebeller ; sache que ça ne me correspond pas vraiment. Je ne comprends pas du tout d’où tu sors ce discours sur le système et cette prétendue sympathie pour celui qui le combat en héros… :?: J’aurais donc du mal à te répondre à ce sujet.
Je n'accuse pas le système, ni rien d'autre, mais simplement j'établis un jugement au sujet de certaines personnes et de certaines professions, sur la base de certaines valeurs qui me semblent être importantes, et notamment celles qui relèvent de la morale (et j'aurais même mieux fait d'employer le terme d'éthique).
J’ai l’impression que ce mot de morale te rebute, et même que l’idée de toute valeur découlant d’autre chose que du pragmatisme pur et dur te répugne. Bref, tu tombes dans un relativisme sans appel. J’ai eu moi aussi ma période, où je me disais en gros : « rien n’est vrai, il suffit de s’adapter à la situation, la vérité n’est que la vérité du moment ou de l’individu, et si l’on cherche bien, aucune valeur ne peut être considérée comme absolue, universelle, supérieure ; l’homme est mesure de toute chose, toute le reste n’est qu’inventions et superstitions destinées à se rassurer et à préserver son propre intérêt, etc. etc. » Mais ce n’est qu’une position artificielle et abstraite (idéaliste dans un certain sens) ; tout le monde agit selon des valeurs qu’il considère comme transcendantes, et au-delà de ces considérations, refuser toute morale, toute éthique, c’est s’empêcher d’agir, de s’engager, et c’est se placer dans l’impossibilité d’estimer, de juger, de condamner. Si tu n’as pas d’éthique, comment peux-tu dire que tuer, par exemple, c’est mal… ? C’est également étouffer ses émotions, et ne cultiver qu’un esprit calculant, efficace, ignorant morale et sentiments (un peu comme un ordinateur quoi :wink: ). Si tu trouves les mots « moral » et « humain » hypocrites, dis-moi alors quels mots tu trouves francs et vrais ?


Je me relis, et je me dis que tout ça n’est pas forcément très clair, mais j’espère que t’auras à peu près compris ce que je voulais te dire.
:D

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Message par Quetzalcoatl » 14 août 2006 15:09

David a écrit :
Chopichopi a écrit :
Je pense quand même que si on intègre ULM on est sur la bonne route non? (bon ok il lui reste encore du chemin pour avoir ULM mais quand même il promet ce petit :wink: )
non

on a fait une bouffe il y a un an avec quelques copains de promo (on ne s'etait pas revu pendant quelques annees). Sur les 8, un seul est maitre de conf, 4 ou 5 en prepa (voire au lycee) et 2 ou 3 font des boulots type ingenieurs... bon maintenant il y en a quand meme quelques autres qui sont au cnrs, mdc ou prof.. mais ce n'est pas la majorite - meme pas la moitie d'ailleurs.
Ce qu'il faudrait voir, c'est sur ceux qui voulaient faire de la recherche, combien y en a-t-il qui en font ?

Maintenant, faut pas abuser, faire ULM c'est quand même un plus ... si on sait s'en servir ! Car pour décrocher un poste maître de conf, faut avoir un dossier béton, ie une bonne thèse avec de bonnes publi. Et pour avoir ça, il faut avoir eu un bon directeur de thèse, vachement coté. Et pour avoir ça, il faut avoir fait un bon DEA et l'avoir bien réussi (voire avoir fait son stage de DEA dans le labo coté). Et pour avoir ça, rien de tel qu'une ENS !

Maintenant, si 5 normaliens vont en physique théorique, c'est sûr, ça bouchonne ... :roll:
Les hôpitaux sont les lieux les plus dangereux de France : c'est là qu'on y meurt le plus.

Matthieu Rigaut
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Message par » 14 août 2006 16:05

Chopichopi a écrit :Les maths appliquées semblent alors une option intéressante : un nombre de postes intéressants dans l'enseignement (du aux écoles de commerce, et la possibilité dans les facs d'éco en +), et aussi les nombreuses possibilités dans le privé avec notamment les maths financières.
Pour ça, pas le peine de prendre le risque de faire une ENS, pieux vaut viser X/Centrale/Mines/Ponts/Supélec/Supaéro.

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Message par musichien » 14 août 2006 16:08

tous les penseurs, tous les intellectuels ne sont que des grands râleurs, puisque la plupart des problèmes qu'ils posent sont insolubles... Et toi-même, ne te poses-tu jamais de questions existentielles, du type "Qui suis-je?"/"Pourquoi vivre?"/"Où vais-je?"/etc. ? Ces questions-là n'appellent à aucune réponse et sont pourtant de la première importance. Finalement, ce sont même les seules questions qui méritent d'être posées...
Il y a 2 poids 2 mesures. Quand on parle de politique, poser des question n'a d'intérêt que si on peut changer quelquechose, et apporter une réponse. En effet, il y aura toujours un système en place, donc rien ne sert de le remettre en question, tant qu'on a pas de solution alternative (il n'y a pas de temps "vide"). Si c'est pour qu'on commence à chercher des solutions, je pense que tu nous sous-estimes un peu, tout le monde ayant sa propre opinion sur le sujet (enfin, en général). Alors que les questions d'ordre "philosophique" ou assimilé, peuvent aussi servir à sortir d'une mauvaise conception, mais si elles n'ont pas de réponse, on en rechoisit pas une tout de suite. Comme l'âne de Buridan, quoi. Mais de toutes façons, je n'aime pas non plus ces "questions sans réponses", parce-que pour moi, une question sans réponse n'a que peu d'intérêt. Un mauvais fonctionnement ne vaut pas tellement moins qu'un non fonctionnement. De toutes façons, je ne connais pas actuellement de question sans réponse qui mérite qu'on se la pose (mais ça, c'est sûrement du à mon inexpérience). Toutes ces questions comme "qui suis-je", etc, je me les suis déjà posé, et j'y ai déjà répondu. Une question qui tourmente n'a aucun intérêt à être posée.
Je ne sais pas ce que tu as à me prêter sans cesse cet aveuglement naïf doublé d'une volonté farouche de me rebeller ; sache que ça ne me correspond pas vraiment. Je ne comprends pas du tout d’où tu sors ce discours sur le système et cette prétendue sympathie pour celui qui le combat en héros… Question
Evidemment que tu ne l'as pas pensé consciemment, tu as juste peut-être réutilisé inconsciemment un schéma type qui te sied un peu, pour attirer la sympathie autour de toi, ce que tout un chacun fait de façon naturelle. C'est purement inconscient.
l’idée de toute valeur découlant d’autre chose que du pragmatisme pur et dur te répugne
:lol: non, seulement les idées de morale et d'humanité sont trop restrictives pour moi. Dans une certaine mesure, tuer un homme ne me gênerait pas consciemment, peut-être seulement inconsciemment à cause de ce précieux instinct grégaire, mais peut-être pourrais-je le dominer (ça j'en suis pas sûr).
Bref, tu tombes dans un relativisme sans appel. J’ai eu moi aussi ma période, où je me disais en gros : « rien n’est vrai, il suffit de s’adapter à la situation, la vérité n’est que la vérité du moment ou de l’individu, et si l’on cherche bien, aucune valeur ne peut être considérée comme absolue, universelle, supérieure ; l’homme est mesure de toute chose, toute le reste n’est qu’inventions et superstitions destinées à se rassurer et à préserver son propre intérêt, etc. etc. » Mais ce n’est qu’une position artificielle et abstraite (idéaliste dans un certain sens) ; tout le monde agit selon des valeurs qu’il considère comme transcendantes, et au-delà de ces considérations, refuser toute morale, toute éthique, c’est s’empêcher d’agir, de s’engager, et c’est se placer dans l’impossibilité d’estimer, de juger, de condamner. Si tu n’as pas d’éthique, comment peux-tu dire que tuer, par exemple, c’est mal… ? C’est également étouffer ses émotions, et ne cultiver qu’un esprit calculant, efficace, ignorant morale et sentiments (un peu comme un ordinateur quoi Wink ).
je ne pense absolument pas qu'"aucune valeur ne peut être considérée comme absolue, universelle, supérieure", du moins au niveau idéal, même si il est vrai, je suis tout à fait relativiste par rapport notamment à la place de l'homme dans le monde, et tout ce qui est "pragmatique".
Effectivement, refuser la morale peut en un certain sens empêcher d'agir. Où est le problème? L'action n'a pas de sens. L'inaction non plus. Rien ne prévaut. (tiens, faudra que je l'écrive dans un bouquin ^^:mrgreen:) Cela peut empêcher d'agir dans la mesure où rien ne guide, et rien ne permet de choisir une action plus qu'une autre. Un peu comme choisir ses chaussettes sans l'axiome du choix :mrgreen: :wink: . Mais j'ai toujours mon instinct de survie qui me fait agir. La morale, je la méprise dans ses excès seulement, et je la trouve excessive, mais elle a bon fond. Un fond d'instinct de survie. Après, il y a eu des accidents qui lui ont greffé des trucs inutiles.
Si tu trouves les mots « moral » et « humain » hypocrites, dis-moi alors quels mots tu trouves francs et vrais ?
égocentrisme, absurdité.
pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

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Message par AerOo » 14 août 2006 16:11

Mû a écrit :Attention: toute discussion qui dérive sur la politique se terminant invariablement en pugilat, je conseille de ne pas continuer sur cette voie :wink:
:lol:

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