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Message par Pater » 08 juin 2015 22:14

avant de chomer il faut travailler..

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Message par paname75 » 09 juin 2015 11:06

avant de chomer il faut travailler..
Ben non.

Si tu prends la définition d'un chomeur au sens BIT.

Je ne parle pas des assedics.

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Re: Avenir...

Message par Pater » 09 juin 2015 23:05

ben oui mais comme tu parles pognon je me mets à ton niveau

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KDY

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Re: Avenir...

Message par KDY » 10 juin 2015 13:46

Merci pour les réponses.
paname75 a écrit :La réalité est tout autre:

- en sortie d'école, environ 50% des diplômé ingés tombent sur un boulot réservé aux Bac+5.
- en sortie d'école, environ 50% des diplômé ingés tombent sur un boulot ouvert aux Bac+3 (si ce n'est pas Bac+2): résultat, si les ingés piquent les boulots des DUT et licences , alors ils connaissent moins le chômage.
Les chiffres proviennent-ils de votre imagination ?

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Re: Avenir...

Message par 007 » 10 juin 2015 14:50

KDY a écrit :
paname75 a écrit :La réalité est tout autre:
- en sortie d'école, environ 50% des diplômé ingés tombent sur un boulot réservé aux Bac+5.
- en sortie d'école, environ 50% des diplômé ingés tombent sur un boulot ouvert aux Bac+3 (si ce n'est pas Bac+2): résultat, si les ingés piquent les boulots des DUT et licences , alors ils connaissent moins le chômage.
Les chiffres proviennent-ils de votre imagination ?
Ce sont des chiffres impossibles à obtenir: déjà que pour les salaires il y a des discussions interminables sur la réalité des chiffres.
Et les exemples que je connais ne me permettent pas de faire des statistiques sérieuses. Je peux dire que durant quelques années j'ai participer à la reconversion d'ingé vers l'informatique car ils ne trouvaient pas de boulot. J'ai aussi vu des ingé se reconvertir vers l'enseignement dans le secondaire pour la même raison (prof est maintenant à bac+5, donc il rentrent dans la première catégorie de paname75, illustration de la difficulté de mesurer cette réalité).
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Re: Avenir...

Message par Adolorante » 10 juin 2015 19:36

KDY a écrit :
DamienM a écrit :-En prenant en compte le fait que je n'ai pas d'idée fixe sur ce que je souhaite faire par la suite
Votre cas est classique et il n'y a pas l'ombre d'une inquiètude à avoir. Le risque de devenir un chômeur malheureux après une école d'ingénieurs existe mais est très faible.
-En prenant désormais en compte que le job vers lequel je penche le plus depuis quelques années est celui d'actuaire (probabilités/ statistiques adaptées en assurance/finance)
Être actuaire dans quelle boîte ? AXA ? Avez-vous un soupçon de la vie que mène un actuaire en France (en terme concrets : journées types / semaines types / missions / ...) ) ?
Moi j'pense cerner plutôt bien le truc. Bon après je ne taffe pas chez AXA mais chez un de leurs principaux concurrents.
- Journée type : difficile de bien quantifier le truc, en général c'est quelque chose comme 9h/18h. Dans une boite de conseil on tend plutôt vers le 9h/20h. Difficile de dire comment se déroule exactement une journée d'actuaire car en général ça change un peu étant donné que nos missions se poursuivent en général sur plusieurs jours. Mais tous les jours, j'ai Excel ouvert pendant presque toute la journée, SAS ouvert, je tripote des chiffres, etc... Soyons honnêtes, mon temps, je le passe essentiellement à clean des bases de données pour les rendre exploitables, à faire tourner des programmes SAS ou Excel un peu dans tous les sens, parfois à écrire des procédures, et à faire des reportings/à annoter au maximum mes feuilles de calculs pour que le type après puisse le truc plus rapidement. J'prends une pause café lorsque le programme met pas mal de temps à tourner (on manipule souvent des dizaines/centaines de milliers d'individus, voire plusieurs millions pour ceux qui font de l'inventaire, donc ça tourne pas en 10s). Puis quand j'ai mes résultats, je vérifie qu'ils sont viables, que le programme a l'air d'avoir correctement tourné, que c'est cohérent. Et soyons honnêtes, les maths c'est surtout de la règle de trois combiné à du bon sens. Juste que prépa/école ça fait plus classe qu'un DUT et pourtant en soit ça suffirait.
- Semaine type : lundi/vendredi, tout simplement.
- Missions : ça dépend clairement des missions. En actuariat, on a deux branches principales : l'actuariat vie et l'actuariat non-vie. Puis il y a aussi le fait de faire de l'assurance ou de la réassurance (l'assurance de l'assurance) qui change la donne. Mais pour tenter de tout regrouper, il y a deux démarches principales en actuariat : la première consiste à effectuer un contrat, à déterminer un tarif, et la seconde consiste à voir si le tarif appliqué est correct ou non (on est très bayésien en actuariat). Au final ça se recoupe un petit peu. Certains vont me dire "hé mais t'oublies la distinction Solva II/produit, tarification/provisionnement..." mais ça reste globalement la même logique pour des néophytes.

Par contre, il faut savoir qu'on n'est pas obligé d'avoir fait une formation en actuariat pour être actuaire. Par contre, sans formation d'actuariat, on est un peu moins payé, et on évolue un peu moins vite. La "progression salariale" est plus semblable à celle d'un ingénieur (je n'ai rien contre eux, c'est pour donner un repère).
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KDY

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Re: Avenir...

Message par KDY » 10 juin 2015 19:40

+1 merci pour votre témoignage précis.
Juste que prépa/école ça fait plus classe qu'un DUT et pourtant en soit ça suffirait.
Bien que les compétences nécessaires à la réalisation concrète de missions d'actuaires pourrait se résumer à un simple DUT, Prépa/école peuvent tout de même apporter d'autres compétences à la personne concernée non ?

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Re: Avenir...

Message par Adolorante » 10 juin 2015 19:58

KDY a écrit :+1 merci pour votre témoignage précis.
Juste que prépa/école ça fait plus classe qu'un DUT et pourtant en soit ça suffirait.
Bien que les compétences nécessaires à la réalisation concrète de missions d'actuaires pourrait se résumer à un simple DUT, Prépa/école peuvent tout de même apporter d'autres compétences à la personne concernée non ?
C'est plus efficace, sinon on se bornerait au DUT et aux salaires qui vont avec. Le système prépa/école sert essentiellement à :
- Avoir fait une sélectivité (ça c'est plutôt avantageux pour moi, mon salaire et mes évolutions de carrière s'en ressentiront bien vite)
- Avoir une sorte de culture actuarielle, qui fait que si on a besoin d'un truc, on en aura vaguement entendu parler en cours et on saura plus facilement où rechercher
- Acquérir un bon sens maths/proba/stat'. L'actuariat n'est pas très exigeant en maths, et pourtant je bosse dans un domaine où on l'est un peu plus que la moyenne. En école on en fait beaucoup, mais par défaut au travail on utilise les techniques les plus simples car :
1) En général, les techniques récentes ont été mises en place pour publier, elles ne sont pas nécessairement plus performantes que les techniques classiques, elles ne prennent pas forcément moins de temps, elles ne fournissent pas forcément des résultats plus précis
2) Personne d'autre ne la comprendra, donc ne saura l'utiliser.

Par conséquent, au travail on utilise des techniques simples, que l'on va utiliser de manière assez frénétique pour y arriver.

Pour te donner une idée assez concrète, la semaine dernière j'ai du m'occuper d'automatiser une tarification automobile. En gros, j'avais un dossier d'une vingtaine de pages qui me donnait les prix de base des contrats. Puis en auto', y a pas mal de coefficients qui vont changer la donne : un retrait/suspension de permis, se faire prendre en flag' à 2g d'alcool sur la route, le nombre de sinistres que t'as pu avoir ces cinq dernières années, le type de voiture, l'usage que tu en fais (un petit retraité sera moins taxé qu'un chauffeur de taxi)... Après, on a un droit à l'oubli : si un conducteur s'est fait prendre à 2g il y a trois ans mais qu'à-côté il n'a eu aucun problème depuis, on va minorer la faute qu'il a faite étant donné qu'il est devenu plus responsable (en tous cas d'apparence). Sauf que ça, on ne l'a pas que pour l'alcool, mais aussi pour les sinistres, et pas mal d'autres choses... Donc après avoir calculé ces coefficients ainsi que les coefficients d'amortissement, il a fallu que j'intègre la nouvelle règle sur le tableur pour avoir les vrais coefficients. Et enfin, s'ajoutent à cela la commission versée au courtier (c'est ton réseau de distribution, c'est l'intermédiaire entre l'assurance et les assurés...) ainsi que les taxes auxquelles tu peux être soumis.
Une erreur et tu peux estimer deux fois moins (ou deux fois plus) que ce que tu devais avoir à la sortie. Deux fois moins tu ruines ton assureur, deux fois plus tu n'apportes pas d'argent ton assureur puisque personne n'y souscrit. C'est plutôt de ce côté-là que la rigueur d'un type qui aura fait prépa/école sera utile relativement à quelqu'un qui n'aura fait qu'un DUT (même si après t'apprends en entreprise et tu t'y retrouves...).
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