Magistère de physique ou Phelma

Si vous avez une question sur une école, sur la formation proposée, les options, les débouchés.

Messages : 270

Enregistré le : 30 juin 2015 16:31

Classe : PSI*

Re: Magistère de physique ou Phelma

Message par Pépère » 25 juil. 2018 00:15

father a écrit :
24 juil. 2018 23:06
Quand on pense doctorat, on est pas a un an pres.
Alors tout à fait d'accord. Mais quand on fait 5/2 (je ne sais pas si c'est son cas),"rater" une autre année en passant de L3 école d'ingé à L3 magistère serait problématique. Il aurait validé la licence en 5 ans ... faut pas abuser non plus hein y'a un moment où faut aller gagner son pain.

Preskovitch as-tu postulé en master 1 à l'Ens ou au magistère de physique d'Orsay ? As-tu/aurais-tu été pris selon toi ?
2015-2018 : PCSI-PSI*-PSI* Lycée Roosevelt Reims
2018-2021 : Grenoble INP Phelma

Messages : 16

Enregistré le : 08 juin 2015 16:04

Re: Magistère de physique ou Phelma

Message par Preskovitch » 25 juil. 2018 00:57

Pépère a écrit :
25 juil. 2018 00:15
father a écrit :
24 juil. 2018 23:06
Quand on pense doctorat, on est pas a un an pres.
Alors tout à fait d'accord. Mais quand on fait 5/2 (je ne sais pas si c'est son cas),"rater" une autre année en passant de L3 école d'ingé à L3 magistère serait problématique. Il aurait validé la licence en 5 ans ... faut pas abuser non plus hein y'a un moment où faut aller gagner son pain.

Preskovitch as-tu postulé en master 1 à l'Ens ou au magistère de physique d'Orsay ? As-tu/aurais-tu été pris selon toi ?
Non je n'ai pas fais 5/2 et en effet si je peux éviter une année je préfère !
Non je n'ai postulé qu'à Grenoble, je ne sais pas du tout si il m'aurait pris, j'ai envie de dire non mais je pensais aussi ne pas être pris à Grenoble et finalement ça n'a pas été le cas. Je ne sais pas à quel point ses magistères sont sélectif, sûrement beaucoup plus pour celui de l'ENS.

Messages : 2

Enregistré le : 15 juil. 2018 08:15

Classe : PC*

Re: Magistère de physique ou Phelma

Message par forzamjm » 25 juil. 2018 02:54

Je ne vais pas m'attarder sur tout ce qui a déjà été dit, je souhaite, en tant qu'élève en 1ère année à Phelma (beaucoup plus satisfait de mon cursus), uniquement détailler mon point de vue pour quiconque serait intéressé.
Preskovitch a écrit :
24 juil. 2018 22:30
2. Tu veux faire un master qui n'est pas proposé par phelma, dans ce cas ils ne vont pas te l'interdire mais c'est tout comme ! Puisque tu n'auras aucun aménagement de cours et qu'ils t'interdisent de sécher même si tu t'engages à rattraper, impossible d'être à deux endroits en même temps ! Faire la fac en parallèle est impossible, j'ai vraiment essayé... La personne dont tu parles a peut-être fait ça il y a quelques années quand l'école était plus souple en la matière je n'en sais rien.
Je veux surtout rebondir sur ceci :
Je suis en complet désaccord avec ce point qui pourrait rendre réticent - à tord - certains élèves à intégrer Phelma : comme tu sembles ne pas l'apprécier, Phelma reste une école d'ingénieur, et à l'instar de nombreuses autres, les seuls cours obligatoires sont les TP, l'anglais et le sport, soit la bagatelle de 10-14h par semaine (en PMP, j'imagine qu'en PET cela ne doit pas beaucoup varier).
L'administration (qui reste tout de même quelque chose de très critiquable à Phelma) n'a que faire des absences en cours et en TD, les feuilles de présences sont juste là pour faire joli et doivent finir à la poubelle à la fin de chaque cours.

Ces horaires te laissent largement le temps d'envisager un master en parallèle, sans avoir besoin d'un aménagement particulier : je suis donc très surpris que tu aies soit disant vraiment essayé...

Quant à valider l'année tout en allant qu'en TP et en anglais : c'est plus que réalisable (voir extrêmement facile selon moi), car la majorité des partiels restent très accessibles avec seulement une soirée de révision sur une matière (partiels qui demeurent selon moi assez "honnête" : les notes récompensant les plus bosseurs, et le bachotage permet au mieux d'avoir une note correct), et les partiels plus difficiles (qui existent chez nous !) peuvent être compensées par les notes de TP souvent très élevées.

Ta perception des écoles d'ingénieurs était peut-être trop haute, la lecture du sujet de Jay Olsen là dessus m'a permis de ne pas faire cette erreur avant d'intégrer. (http://forum.prepas.org/viewtopic.php?f ... =jay+olsen)
De plus, je ne partage pas personnellement ta déception sur les cours sans contenu ni rigueur, que je trouve plus qu'honnête malgré certains profs trèèèèèès moyens, mais malheureusement on a pas eu l'ENS, y'a des mauvais profs partout ! (Et encore, la qualité des cours, même niveau contenu, doit bien varier à l'ENS aussi)
On a quand même à Phelma 95% de nos cours en classe de 35 élèves, donc un nombre de profs incroyable à notre disposition et majoritairement disponibles, je ne connais pas beaucoup d'autres écoles d'ingénieurs qui ne proposent pas d'amphi pour les cours... (c'est plus vrai en PMP qu'en PET ceci dit)

Donc oui, je peux affirmer qu'il est tout à fait réalisable de faire un Master, quel qu’il soit (et même Philo :wink: ) en parallèle du diplôme de Phelma, mais ça nécessite évidemment plus de travail, sûrement plus pour valider le Master que pour valider son année à Phelma !

Je pense tout de même qu'un diplôme à Phelma, selon les divers avis que j'ai recueillis, surtout en filière GEN !, offre un bagage théorique/technique plus que correct.

(Déso si ça répond pas vraiment à l'auteur, mais, sans vouloir faire de pub, je souhaitais plutôt rétablir certaines véritées :mrgreen: )

Messages : 16

Enregistré le : 08 juin 2015 16:04

Re: Magistère de physique ou Phelma

Message par Preskovitch » 25 juil. 2018 11:07

forzamjm a écrit :
25 juil. 2018 02:54
Je veux surtout rebondir sur ceci :
Je suis en complet désaccord avec ce point qui pourrait rendre réticent - à tord - certains élèves à intégrer Phelma : comme tu sembles ne pas l'apprécier, Phelma reste une école d'ingénieur, et à l'instar de nombreuses autres, les seuls cours obligatoires sont les TP, l'anglais et le sport, soit la bagatelle de 10-14h par semaine (en PMP, j'imagine qu'en PET cela ne doit pas beaucoup varier).
L'administration (qui reste tout de même quelque chose de très critiquable à Phelma) n'a que faire des absences en cours et en TD, les feuilles de présences sont juste là pour faire joli et doivent finir à la poubelle à la fin de chaque cours.

Ces horaires te laissent largement le temps d'envisager un master en parallèle, sans avoir besoin d'un aménagement particulier : je suis donc très surpris que tu aies soit disant vraiment essayé...
Il y a un peu plus que ça quand même: le MAP est obligatoire, les amphis carrières aussi, les BE, les études de projet, je dirai qu'il y a autour de 16h que tu ne peux pas sécher en PET, au S1. Le problème pour moi, c'est que ces 16 heures étaient très mal répartis par rapport à l'emploi du temps de la fac, les cours les plus important de la L3 matchés les TP et les BE. Alors pas de chance mais j'ai loupé rapidement des cours très important et après quand j'ai réalisé mon retard j'ai laissé tombé. Il y a un autre aspect que tu ne sembles pas non plus prendre en compte, c'est le tems de travail que demande phelma, les BE, les préparations de TP et l'anglais peuvent demander un certain temps, si tu n'as que phelma, c'est facile ! Je te l'accorde ! Mais si tu rajoutes un deuxième cursus qui attend lui aussi du travail à côté ça devient compliqué, et si en plus tu n'assistes même pas à tous les cours de l'autre cursus... Je n'ai peut-être pas eu de chance, je ne suis peut-être pas non plus un génie capable de suivre un cours de maths de L3 en loupant la moitié, il n'empĉhe que j'ai essayé et que je n'ai pas réussi, toi tu n'as manifestement pas essayé.
forzamjm a écrit :
25 juil. 2018 02:54
Quant à valider l'année tout en allant qu'en TP et en anglais : c'est plus que réalisable (voir extrêmement facile selon moi), car la majorité des partiels restent très accessibles avec seulement une soirée de révision sur une matière (partiels qui demeurent selon moi assez "honnête" : les notes récompensant les plus bosseurs, et le bachotage permet au mieux d'avoir une note correct), et les partiels plus difficiles (qui existent chez nous !) peuvent être compensées par les notes de TP souvent très élevées.
Pour les partiels je suis plutôt d'accord même si il y a parfois des surprises, aller au cours n'est pas nécessaire pour les réussir.
forzamjm a écrit :
25 juil. 2018 02:54
Ta perception des écoles d'ingénieurs était peut-être trop haute, la lecture du sujet de Jay Olsen là dessus m'a permis de ne pas faire cette erreur avant d'intégrer. (http://forum.prepas.org/viewtopic.php?f ... =jay+olsen)
Ha j'ai découvert ce sujet pendant l'année, si je l'avais vu avant je serai probablement aller en magistère :lol:
forzamjm a écrit :
25 juil. 2018 02:54
De plus, je ne partage pas personnellement ta déception sur les cours sans contenu ni rigueur, que je trouve plus qu'honnête malgré certains profs trèèèèèès moyens, mais malheureusement on a pas eu l'ENS, y'a des mauvais profs partout ! (Et encore, la qualité des cours, même niveau contenu, doit bien varier à l'ENS aussi)
Tu as peut-être eu plus de chance que moi mais je t'assure que dans ma classe on a eu un combo de 4 ou 5 profs vraiment pas bons, ça fait quand même beaucoup sur une quinzaine de prof qu'on a en une année.
forzamjm a écrit :
25 juil. 2018 02:54
On a quand même à Phelma 95% de nos cours en classe de 35 élèves, donc un nombre de profs incroyable à notre disposition et majoritairement disponibles, je ne connais pas beaucoup d'autres écoles d'ingénieurs qui ne proposent pas d'amphi pour les cours... (c'est plus vrai en PMP qu'en PET ceci dit)
Oui c'est vrai tu as raison les cours à 35 c'est un plus même si apparemment ça va changer l'année prochaine.
forzamjm a écrit :
25 juil. 2018 02:54
Donc oui, je peux affirmer qu'il est tout à fait réalisable de faire un Master, quel qu’il soit (et même Philo :wink: ) en parallèle du diplôme de Phelma, mais ça nécessite évidemment plus de travail, sûrement plus pour valider le Master que pour valider son année à Phelma !
Peut-être suivre de loin un master, mais suivre un master et valider l'année, je n'y crois absolument pas, d'ailleurs as-tu un exemple de quelqu'un qui aurait réussi ?
forzamjm a écrit :
25 juil. 2018 02:54
Je pense tout de même qu'un diplôme à Phelma, selon les divers avis que j'ai recueillis, surtout en filière GEN !, offre un bagage théorique/technique plus que correct.

(Déso si ça répond pas vraiment à l'auteur, mais, sans vouloir faire de pub, je souhaitais plutôt rétablir certaines véritées :mrgreen: )
Peut-être, on verra, ou pas ...

Messages : 292

Enregistré le : 01 août 2011 21:09

Classe : Doctorat

Re: Magistère de physique ou Phelma

Message par Hazherty » 26 juil. 2018 09:37

Je vais répondre en vrac sur certains points (flemme de faire des citations de citations :oops: ) en essayant d'être le plus objectif possible, bien que vous aurez deviné que je suis plutôt satisfait de mon cursus à Phelma.

  • Les cours à la fac en parallèle à Phelma
Il faut s'accrocher, je comprends la peine que Preskovitch ai eu à suivre deux formations complètes en parallèle. En 3A, il y a bien sur des doubles-diplômes M2R que l'on peut valider en même temps car les enseignements se recoupent largement (ça ne rajoute que ~6h).

Sinon, il est clair qu'il faut pouvoir sacrifier des cours pour suivre cette deuxième formation. Évidemment, la scolarité ne sera pas très contente de ce choix pour des raisons économiques/morales (je vous rappelle qu'un étudiant ingénieur coûte beaucoup plus cher aux impôts que les 600€ d'inscription). A cela s'ajoute la faculté de l'étudiant à valider des cours sans y assister. Selon les cas, les profs peuvent s'y opposer fermement, et ça me semble normal.

A mon avis, il me semble impossible de valider un diplôme de Phelma + un master quelconque en 3 ans. Ça peut se négocier avec une année (voir deux ?) de césure, mais seulement si on est bon en 2A.

  • Le niveau des cours à Phelma et leur aspect théorique
Pour la 1A, il faut garder à l'esprit que cette année de tronc commun est une année de choix d'une future filière. Les enseignements de ces filières ont des rapports théorie/pratique très hétérogènes, alors il est évident que la 1A suive cette tendance.
Pour tous ceux qui se la balade en physique quantique en 1A, félicitations. C'est typiquement le profil des étudiants qui finissent en PNS, GEN, voir Nanotech car ils y sont à l'aise. Mais Phelma n'existe pas que pour ces filières, et il faut comprendre que le cours de 1A est loin d'être suffisant. C'est une INITIATION.
Cela vaut bien sur pour tous les cours de 1A.

Il y a aussi des TP/BE d'électronique. Ils sont là pour montrer aux étudiants s'ils ont envie de continuer vers cette voie, car dans la réalité : le boulot d'un ingénieur dans l'électronique est à 90% sur un logiciel de CAO (et heureusement, sinon on en serait pas là niveau microélec).
Evidemment, il faut savoir poser un problème sur feuille, résoudre les caractéristiques d'un circuit, etc.. Mais aujourd'hui, la complexité est telle que ces "cas d'école" sont loin de la réalité. Les logiciels de simulation/fitting disposent de solveurs, qui ont à disposition des modèles complexes des composants.
Le pari de Phelma (que je trouve bon) est d'initier les étudiants à des logiciels utilisés et connus pour qu'ils puissent se débrouiller en stage/1er emploi. En 1A, c'est du design de cartes électroniques. En 2A SEI (par exemple), c'est du design de circuit microélectronique. Mais ces enseignements très pratiques sont nécessaires en 1A pour savoir si cela plaît ou non.

En résumé : En 1A, il y a de tout, pour les 360 étudiants, qui vont se répartir dans la douzaine de filières. Le niveau peut décevoir si on est à l'aise, mais certains enseignements peuvent aussi être une bonne surprise.

  • La pédagogie des enseignants à Phelma
Gros morceau. J'ai aussi, personnellement, eu affaire à des profs qui étaient une énigme. Comment peut-on être maître de conférences et hésiter à ce point en TD niveau licence ? Comment est ce que moi, petit 1A, je peux mieux expliquer que ce gars là ?
Il s'avère que seulement deux profs que j'ai eu correspondaient à cette description en 3 ans. En plus, il y avait 3 enseignants vacataires qui ne semblaient faire ça que pour valider leur doctorat ou gagner plus d'argent.

C'est malheureux, mais ces deux types d'enseignants sont présents partout. En allant plus loin, je me suis renseigné sur ces deux MCF, pour comprendre. Il s'avère que ce sont deux chercheurs renommés, qui produisent une recherche considérée comme qualitative. Ils ne sont juste pas doués pour enseigner.

Preskovitch est peut-être tombé sur un combo, c'est évidemment malheureux. A mon avis, ce sont plusieurs facteurs (niveau théorique de certains cours décevants, incapacité d'en suivre d'autres donc mauvaise connaissance de la réalité, présence de quelques profs douteux) qui se sont mélangés, puis dilués, pour finalement appliquer tous ces point négatifs à l'ensemble du cursus en 1A. Je peux bien sur me tromper.

  • Orientation recherche de Phelma
On ne peut pas statuer sur l'orientation de Phelma vers la recherche en 1A. Je suis bien placé pour le savoir, l'école dispose des partenariats et infrastructures nécessaires pour se préparer à poursuivre en doctorat.
J'ai poursuivi dans une filière nettement orientée vers l'industrie, donc nous n'étions que 3/40 à vouloir aller en doctorat, que nous avons eu. La proportion est bien supérieure dans les filières plus proches de la physique des semi-conducteurs/nucléaire par exemple (plus de 75%).

Évidemment que "la recherche ça rapporte pas assez à l'école". C'est pas fait pour, ça rapporte à la société, aux entreprises qui peuvent se baser dessus. Dans le même genre, on pourrait dire "les étudiants ça rapporte pas assez à l'école" : ce n'est pas fait pour.

C'est très bien de s'intéresser à la recherche dès la 1A, mais ce n'est pas le moment de commencer un double-diplôme à la fac, chaque chose en son temps. Il faut faire mûrir le projet professionnel, et être cohérent dans ses choix. Si un étudiant veux faire une thèse dans la continuité de sa formation d'ingénieur, il y a les M2R en parallèle prévus pour. Si un étudiant veux faire une thèse dans un domaine différent que ceux proposés à Phelma, il s'est trompé d'école.
Dans cette optique, c'est une perte de temps de commencer une licence quelconque en parallèle de la 1A dans l'optique d'un doctorat. Si c'est pour la culture, pourquoi pas. Si c'est pour poursuivre dans le master lié à la licence, puis un doctorat lié à ce master quelconque, pourquoi une école d'ingé dès le départ ?

Bref, il est bien sur possible et répandu (par comparaison avec les autres écoles d'ingé) de continuer en doctorat après Phelma, si le doctorat correspond à la formation. Par contre, personne ne prend les étudiants par la main pour aller faire les démarches, et beaucoup de profs (à raison) ont peur des débouchés dans le secteur académique.
C'est pour ça que je pense qu'un 1A n'a pas le recul nécessaire pour construire son projet et prendre l'initiative.

Répondre