N'avons-nous pas raté quelque chose ?

Pour témoigner ou appeler à témoignage ceux qui sont sortis depuis peu ou depuis longtemps de leurs écoles.
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N'avons-nous pas raté quelque chose ?

Message par Jay Olsen » 16 avr. 2018 16:23

Bonjour,

Je discutais avec un collègue aspirant-pilote, comme moi.
Lui était diplômé de Supaéro, je lui demandais où il bossait. Il ne bosse pas. Il travaille uniquement ses études et ses sélections de pilote de ligne.
Il me disait "tant qu'à faire un métier pour gagner de l'argent et me payer ma formation, je préférerais largement avoir mon propre camion à pizza ou ma boulangerie*". Là j'ai tilté.
Moi aussi.
Plutôt qu'un job de bureau à rédiger des macros VBA, du code C ou encore des algorithmes trucmuche, je me plairais tout aussi bien voire largement mieux dans un job de chauffeur de taxi.
*Ce qui n'est pas sans rappeler ce que m'avait dit un éminent membre de ce forum en privé.

Certains vont au bout du raisonnement
http://www.lemonde.fr/campus/article/20 ... 01467.html
Moi et mon collègue irons, nous aussi je l'espère, au bout du raisonnement en changeant de métier.

Si nos impots paient des fortunes pour financer les formations d'ingénieur ou de commerciaux de gens qui iront faire chanteur lyrique, vigneron, boulanger, patissier, ou encore conducteur d'engins.. n'a-t-on pas raté quelque chose ?

Vous qui êtes ingé plus ou moins jeune, avez-vous l'impression de faire le métier que vous voulez vraiment faire ?
Si non, pourquoi y restez-vous, et pourquoi avez-vous fait tant d'effort pour obtenir ce diplôme qui ne vous satisfait pas ?

Dans mon cas la réponse est simple : pour ne pas être au chômage (on appelle ça un job étudiant ou un job alimentaire)

La question subsidiaire serait :
Aujourd'hui on prend un Jean-Jacques surdoué en maths, et en sortie d'école on le propulse à la tête d'un projet ou autre poste pas très technique, il passera son temps à répondre à des mails alors que là où il est bon c'est la résolution d'équations différentielles. N'est-ce pas absurde ?
Forme-t-on trop d'ingénieurs techniques ? Ne ferait-on pas mieux de créer un genre de bachelor qui permettrait de faire la plupart des jobs effectués par des ingénieurs aujourd'hui sans pour autant frustrer les Jean-Jacques qu'on y met ?
A-t-on assez de travail disponible pour Jean-Jacques ?
Vendue, merci

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Re: N'avons-nous pas raté quelque chose ?

Message par siro » 16 avr. 2018 16:55

Fais plein de fric, place la thune et devient rentier à 45 ans, tu pourras alors faire le job que tu veux sans crainte du lendemain. :mrgreen:

Par contre, dis-toi un truc : à partir du moment où tu fais de ta passion un métier (piloter, cuisiner, conduire, bricoler, faire de la photo ou de la musique, etc), bah ça va être ton gagne-pain. Tous les putain de jours. Même les jours où t'as pas envie. Et de suite, ça devient vachement moins une passion, surtout si la lassitude arrive avant que tu perces vraiment (ou que tu te constitues une clientèle).

Quant à être chauffeur de taxi : espèce en voie de disparition, je donne pas 20-30 ans à la profession pour crever face aux voitures autonomes (qui pour le coup n'ont pas besoin d'être auto-entrepreneuses et de frauder le système social français pour tourner par flottes entières).

Sinon y'a des jobs pas voués à la disparition, qui ont du sens : pompier, artisan (si t'es doué), prof. Pour une deuxième vie, sans doute ? (Idem : jte conseille de prévoir un matelas avant pour compléter.)
Ne ferait-on pas mieux de créer un genre de bachelor qui permettrait de faire la plupart des jobs effectués par des ingénieurs aujourd'hui sans pour autant frustrer les Jean-Jacques qu'on y met ?
Un bachelor c'est 4 ans. C'est donc à un an près une école d'ingénieur.
(Ce qui est triste du coup c'est les Jean-Jacques doués en sciences qui partent dans ce super-bachelor au lieu d'aller à la fac ou en ENS faire des sciences ; ce qui est triste aussi c'est de pas valoriser davantage les filières fac qui pourtant forment de bons profils techniques.)
Chaque vénérable chêne a commencé par être un modeste gland. Si on a pensé à lui pisser dessus.

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Re: N'avons-nous pas raté quelque chose ?

Message par bullquies » 16 avr. 2018 18:16

Perso je me lance dans les prestas par drones :P

le choix vient du fait que là où je vis c'est un marché encore vierge, qu'on rentre assez vite des sous, et que je peux être globalement indépendant. J'ai pas le temps d'ingénieurer pour le compte de quelqu'un à 36k€/an.

J'hésitais avec le fait de pousser un peu ce que j'ai fait dans mon projet de fin d'études et aller dans le domaine du logiciel de traitement d'images par machine learning (par exemple pour faire de la photogrammétrie), mais 1. avec du machine learning c'est trop incertain en terme de temps à investir en recherche et 2. je n'ai pas d'expérience dans le développement de logiciel, je suis vraiment resté au stade de scripting à chaque fois dans ma vie.

Peut-être plus tard si j'ai les moyens.

Bref ça n'a au final pas grand chose avoir avec mes études si ce n'est qu'on a conçu vite fait un vrai robot et approché les commandes pour drones, mais je ne m'en servirai pas pour le moment.

Avantage : là où je suis le diplôme d'ingé est utile par contre, ça permet de répondre à des appels d'offre publics et privés qui sont réservés à des bureaux d'études agréés (dont l'une des conditions c'est le diplôme)
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Re: N'avons-nous pas raté quelque chose ?

Message par piroud » 16 avr. 2018 18:23

Jay Olsen a écrit :
16 avr. 2018 16:23
Si nos impots paient des fortunes pour financer les formations d'ingénieur ou de commerciaux de gens qui iront faire chanteur lyrique, vigneron, boulanger, patissier, ou encore conducteur d'engins.. n'a-t-on pas raté quelque chose ?
les reconversions, c'est loin d'etre une nouveaute. et c'est tres loin de representer autre chose qu'une faible minorite d'inge diplome. donc si vos impots paient pour une formation de gens qui a 95% feront un metier en relation avec celle-ci, je ne suis pas sur que l'on puisse parler d'echec.
Jay Olsen a écrit :
16 avr. 2018 16:23
Vous qui êtes ingé plus ou moins jeune, avez-vous l'impression de faire le métier que vous voulez vraiment faire ?
oui
Jay Olsen a écrit :
16 avr. 2018 16:23
Aujourd'hui on prend un Jean-Jacques surdoué en maths, et en sortie d'école on le propulse à la tête d'un projet ou autre poste pas très technique, il passera son temps à répondre à des mails alors que là où il est bon c'est la résolution d'équations différentielles. N'est-ce pas absurde ?
peut etre que Jean-Jacques doit prendre un peu son destin en main et choisir les postes ou il fera plus de resolution d'equation que de mail.
Jay Olsen a écrit :
16 avr. 2018 16:23
Forme-t-on trop d'ingénieurs techniques ? Ne ferait-on pas mieux de créer un genre de bachelor qui permettrait de faire la plupart des jobs effectués par des ingénieurs aujourd'hui sans pour autant frustrer les Jean-Jacques qu'on y met ?
A-t-on assez de travail disponible pour Jean-Jacques ?
sauf que la plupart des postes occuppe par des ingenieurs demandent a avoir au minimum des bases solides en sciences / techniques (ouiu, oui, on apprend des choses en prepa / ecole, meme si on ne s'en pas compte immediatement) et qu'au final ton bachelor prendra 4 ou 5 ans...
J.Piroud
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Re: N'avons-nous pas raté quelque chose ?

Message par matmeca_mcf1 » 16 avr. 2018 18:38

Vous pouvez vous reconvertir dans l'enseignement. On manque de profs de maths dans le secondaire.
Ancien ENS Cachan (maths) 1999--2003
Enseignant-Chercheur à l'Enseirb-Matmeca (Bordeaux INP)
Les opinions exprimées ci-dessus sont miennes et ne reflètent pas la position officielle de l'école dans laquelle j'enseigne.

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Re: N'avons-nous pas raté quelque chose ?

Message par lucascab » 16 avr. 2018 19:09

Mais es-tu sûr que tu vas aimer être chauffeur de taxi ? Passer 10h dans la voiture pour gagner que dalle, franchement faut aimer.
Es-tu sûr que tu vas aimer être boulanger ? Te lever à 4h du mat tous les jours pour faire des croissants, et pas être sûr de les vendre, franchement faut aimer.

C'est ça le problème, c'est qu'on est atteint du syndrome de l'herbe toujours plus verte ailleurs. Alors qu'en réalité c'est pas tout à fait ça. Je suis convaincu qu'après 3 mois de chauffeur de taxi, tu te diras que faire du VBA c'était pas si mal...

J'ai un pote qui veut lâcher son très bon poste à AF pour ouvrir sa salle de squash. Il va sans doute pas le faire, mais s'il le fait c'est en tout état de cause : son boulot, il ne le supporte plus, et il s'est renseigné à fond sur son futur business, jusqu'à créer des fausses annonces internet pour voir l'intérêt des gens. C'est certainement pas un truc qu'on fait à la légère, surtout que c'est un coup à se ruiner (comme le taxi et la boulangerie).

Perso j'aime bien mon boulot, mais j'aurais préféré être footballeur pro. Après je travaille depuis 6 mois, donc j'ai une vision peut-être encore trop fraîche de mon boulot, et mon discours peut changer d'ici quelques années.
MP-L3-Arts et Métiers-Ecole Polytechnique de Montréal-Consultant-Consultant Senior-WannabeManager

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Re: N'avons-nous pas raté quelque chose ?

Message par Jay Olsen » 16 avr. 2018 21:06

piroud a écrit :
16 avr. 2018 18:23
Jay Olsen a écrit :
16 avr. 2018 16:23
Forme-t-on trop d'ingénieurs techniques ? Ne ferait-on pas mieux de créer un genre de bachelor qui permettrait de faire la plupart des jobs effectués par des ingénieurs aujourd'hui sans pour autant frustrer les Jean-Jacques qu'on y met ?
A-t-on assez de travail disponible pour Jean-Jacques ?
sauf que la plupart des postes occuppe par des ingenieurs demandent a avoir au minimum des bases solides en sciences / techniques (ouiu, oui, on apprend des choses en prepa / ecole, meme si on ne s'en pas compte immediatement) et qu'au final ton bachelor prendra 4 ou 5 ans...
Quand je dis bachelor, je pensais plutôt à licence, en réalité.
Donc en trois ans.

Mais au global, on a beaucoup de gens capables de résoudre des équations différentielles et peu de postes qui le nécessitent.. Quand je m'adresse à mon entourage, peu ont des postes très techniques.

La raison est toute simple, on forme trop d'ingénieurs, et ils se retrouvent à descendre sur des postes qui auparavant étaient occupés par des techs.
Mais es-tu sûr que tu vas aimer être chauffeur de taxi ? Passer 10h dans la voiture pour gagner que dalle, franchement faut aimer.
J'ai pas dit que j'allais quitter mon job pour faire chauffeur de taxi, rassure toi :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

Il est vrai qu'il doit y avoir une bonne part du syndrome de l'herbe plus verte ailleurs.
Pour autant le fond subsiste.
On paie des formations d'ingé pour des jobs de tech derrière.
Vendue, merci

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Re: N'avons-nous pas raté quelque chose ?

Message par padpad » 16 avr. 2018 22:27

Jay ..
dim ( culture, formation) = dim (salaire, interet du boulot) > 1
Celui qui entre dans le moule de la pensée unique ne doit pas s'étonner d'en sortir avec la pensée unique d'une moule.

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Re: N'avons-nous pas raté quelque chose ?

Message par Nicolas G » 16 avr. 2018 23:05

Je pense qu'il y a deux idées. Premièrement le fait qu'on fasse des études pour un métier ne correspondant pas à nos attentes. Ensuite le fait que ceux qui semblent parmi les meilleurs en sciences n'en touchent plus sortant de l'école. La palme pour moi revient aux X-Mines. Avec ma très petite expérience dans les labos (je parle de labos en sciences appliquées et plutôt tournés vers l'industrie, pas de physique ou de maths fondamentales) que je côtoie ou auxquels je postule, j'ai l'impression que les stagiaires/doctorants/chercheurs sont majoritairement issus de CCP, voire de mines de province ou d'e3a (dont arts et métiers). C'est peut-être faux dans les labos parisiens. Soit je dis des bêtises, parce que par exemple il y a beaucoup plus de CCP que d'élèves venus de parisiennes ou de centraliens, soit il y a quelque chose de plus profond. Ca peut-être un salaire moyen (surtout qu'il faut souvent passer par la thèse voire un ou des post-docs) qui ne correspond pas aux prétentions de l'école, des étudiants attirés par le prestige de l'école et qui ne se soucient pas du tout de ses spécificités, ça a été de nombreuses fois relevées sur le forum (des estaca qui ont eu quelques cours avec des supaero m'ont raconté qu'ils étaient dégoûtés du peu d'intérêt que beaucoup de supaero portaient à l'aéronautique, quand eux étaient souvent passionnés). On peut y voir aussi une trop grande sélection en France par les sciences, qui en font un ascenceur social plus qu'un outil d'émancipation, de connaissance, ou de réflexion. Franchement je ne sais pas.

Sur la perte de sens dans son travail, qui est un sujet plus large, je pense qu'il faut vraiment passer du temps dans son métier pour se rendre compte que vraiment, ça ne nous correspond pas, en tout cas plus qu'un stage en école. Pour les ingénieurs certains le voient dès l'école, d'autres après. Ca a l'air plus facile de passer de l'"intellectuel" vers le "manuel" que l'inverse (sauf artisanat pointu). Je vois déjà qu'en faisant la même chose, mais dans une structure différente, je n'ai pas du tout la même motivation. Peut-être que certains ont besoin d'un changement d'équipe, d'endroit, de mission alors que pour les autres le changement doit être total. Pour les exemples de reconversion (dont tardives, vers 45-50 ans) que je connais, ça vient d'un choix réfléchi, avec un confort financier permettant de se lancer sans crouler sous les crédits. Par contre comme ça a été dit faire de sa passion son métier peut faire perdre la passion. Et c'est peut-être le cas pour les sciences, à se surspécialiser dans un projet on peut perdre l'aspect ludique de la science, voire nous en dégoûter, parce qu'on en fait trop, pas assez, ou pas de la manière qui nous plaît.

Dans notre cas, peut-être qu'à force de se voir en privilégiés, ce qui n'est peut-être pas totalement faux, on s'interdit de penser qu'on fait quelque chose qu'on aime pas. Peut-être également que penser qu'on est pas à sa place reviendrait à dire qu'on s'est trompé, et ça ne plaît pas à notre orgueil. Je fais partie d'une asso où on réfléchit notamment au sens du métier d'ingénieur, avec des personnes qui justement doutent du métier d'ingénieur (qui est très large évidemment) dès la 1A, le fait qu'idéalement dans notre métier on doit se sentir utile pour la société, qu'on doit éprouver (relativement) du plaisir à faire ce qu'on fait, sans pour autant sacrifier la vie hors travail. Et c'est difficile. Surtout quand on pense faire des maths de niveau au moins maths spé et qu'on fait des règles de 3 et des powerpoints. Je pense que tant qu'on est jeune il faut se mouvoir, essayer, et découvrir. On est quand même dans un domaine qui embauche, même si les salaires ne suivent pas, ça serait dommage de ne pas en profiter. Jusqu'à trouver ce qui nous plaît, ou alors justement découvrir que ça ne nous plaît pas et totalement changer. Au moins nous connaîtrons ce que nous n'aimons pas en connaissance de cause.

Je suis pas encore diplômé donc c'est un peu prétentieux d'écrire ces lignes, mais je le vois actuellement comme ça.
Lycée Masséna PCSI 833 PSI 935 3/2 5/2 (2012-2015)
ENSIMAG (2015-2018) Master en mathématiques appliquées MSIAM (2016-2018)
Doctorat en mathématiques appliquées (tomographie médicale) (2018-20XX)

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Re: N'avons-nous pas raté quelque chose ?

Message par Jay Olsen » 16 avr. 2018 23:37

Nicolas G a écrit :
16 avr. 2018 23:05
Dans notre cas, peut-être qu'à force de se voir en privilégiés, ce qui n'est peut-être pas totalement faux, on s'interdit de penser qu'on fait quelque chose qu'on aime pas. Peut-être également que penser qu'on est pas à sa place reviendrait à dire qu'on s'est trompé, et ça ne plaît pas à notre orgueil. Je fais partie d'une asso où on réfléchit notamment au sens du métier d'ingénieur, avec des personnes qui justement doutent du métier d'ingénieur (qui est très large évidemment) dès la 1A, le fait qu'idéalement dans notre métier on doit se sentir utile pour la société, qu'on doit éprouver (relativement) du plaisir à faire ce qu'on fait, sans pour autant sacrifier la vie hors travail. Et c'est difficile. Surtout quand on pense faire des maths de niveau au moins maths spé et qu'on fait des règles de 3 et des powerpoints. Je pense que tant qu'on est jeune il faut se mouvoir, essayer, et découvrir. On est quand même dans un domaine qui embauche, même si les salaires ne suivent pas, ça serait dommage de ne pas en profiter. Jusqu'à trouver ce qui nous plaît, ou alors justement découvrir que ça ne nous plaît pas et totalement changer. Au moins nous connaîtrons ce que nous n'aimons pas en connaissance de cause.
Tout à fait d'accord avec toi
padpad a écrit :
16 avr. 2018 22:27
Jay ..
dim ( culture, formation) = dim (salaire, interet du boulot) > 1
Je n'ai aucun souci avec le contenu de l'école. Même si le niveau n'est pas fou, il est largement au delà de ce qu'on trouvera dans un poste d'ingénieur.
Et il est largement suffisant pour maintenir en éveil un jeune cerveau.

Par contre quand tu parles d'intérêt du boulot, c'est clairement là qu'on risque d'être en désaccord...
Pour moi, un ingénieur c'est quelqu'un qui répond à des mails (être ingénieur => répondre à des mails, pas l'inverse).
Certains jours, j'ai fini de dépiler mes mails à 16h30. J'aurais beau vouloir/avoir des choses intéressantes à faire, je n'aurais pas le temps.
C'est pareil pour nombre de mes caramades qui sont chef de projet ou job similaire.
Vendue, merci

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