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Re: Vétérinaire : un métier d'avenir ?

Posté : 26 févr. 2019 19:41
par loupi
AxelAgility a écrit :
26 févr. 2019 17:21
C'est vrai cependant que l'idée de faire 7 ans d'études (des années compliquées !) au minimum, pour gagner trois quarts du salaire d'un ingénieur agronome qui aura fait 5 années moins difficiles d'accès n'est pas réjouissante...
Quand on sort de l'école, on ne sait pas faire grand chose, il faut bien se l'avouer, donc le salaire d'embauche ne peut pas être mirobolant car on est encore en phase d'apprentissage.
Mais le salaire d'un véto praticien évolue rapidement avec l'expérience, idéalement en s'associant dans une clinique véto bien placée avec une bonne réputation. La pratique mixte (animaux de rente / animaux de compagnie) est un bon compromis qui rémunère assez bien.
Il n'est pas rare de pouvoir gagner 10000€ par mois en milieu de carrière. Mais tout le monde n'aura pas la bonne opportunité ni les compétences pour y prétendre. C'est comme dans tous les métiers, tout le monde n'évolue pas de la même façon avec le même diplôme de départ. Il faut aussi accepter les contraintes du métier et prendre ses responsabilités.

De toute façon, faire véto en pensant à l'argent conduira probablement à être mauvais et/ou à avoir une très mauvaise réputation, et par conséquent mènera souvent à l'opposé du but recherché.

Re: Vétérinaire : un métier d'avenir ?

Posté : 26 févr. 2019 21:32
par LaMouette
Zeuphro a écrit :
26 févr. 2019 11:13
Je pense qu'il y aura toujours de la demande. Après les attentes des propriétaires changent : ils veulent de plus en plus de la qualité, avec les nouvelles technologies etc.., mais refusent la montée des prix qui va avec...

Les français n'ont aucune idée du coût réel de la médecine vétérinaire car la médecine humaine est prise en charge, alors que quand on y regarde de plus près, la médecine veterinaire reste moins chère pour des gestes techniques similaires...[...]
Je ne sais pas très bien d'où sort ton discours, mais dans mon entourage animal, c'est plutôt du genre (moi comprise) à avoir des animaux beaucoup mieux suivis qu'eux-mêmes, et à payer une mutuelle pour prévoir une éventuelle opération ou à mettre une grosse somme de côté.

Sur quelles informations se basent tes dires ? Quelle proportion de clients refusent de payer leur vétérinaire ?

Re: Vétérinaire : un métier d'avenir ?

Posté : 26 févr. 2019 21:41
par loupi
Il y a effectivement un certain nombre de propriétaires d'animaux de compagnie qui ne veulent ou ne peuvent pas payer des frais importants, et parfois après que le travail a été fait. Mais ça a toujours existé, ce n'est pas nouveau.

Re: Vétérinaire : un métier d'avenir ?

Posté : 27 févr. 2019 05:08
par father
AxelAgility a écrit :
26 févr. 2019 17:21
Zeuphro a écrit :
26 févr. 2019 11:13
Je pense qu'il y aura toujours de la demande. Après les attentes des propriétaires changent : ils veulent de plus en plus de la qualité, avec les nouvelles technologies etc.., mais refusent la montée des prix qui va avec...

Les français n'ont aucune idée du coût réel de la médecine vétérinaire car la médecine humaine esit prise en charge, alors que quand on y regarde de plus près, la médecine veterinaire reste moins chère pour des gestes techniques similaires... Cela a un impact sur les salaires, il n'y a qu'à comparer combien gagne un médecin et combien gagne un vétérinaire pour le même nombre d'années d'expérience.. C'est affligeant. (Attention, bien sûr que les vétérinaires gagnent bien leurs vies, mais pour le nombre d'années d'études, la responsabilité et le nombre d'heures travaillées, c'est limite : il n'y a qu'à voir la grille des salaires des vetos salariés)
C'est vrai cependant que l'idée de faire 7 ans d'études (des années compliquées !) au minimum, pour gagner trois quarts du salaire d'un ingénieur agronome qui aura fait 5 années moins difficiles d'accès n'est pas réjouissante...
On travaille en ENV mais la complication 1ere c est surtout d integrer..
Or leur sélectivité n est pas bien supérieure a celle d APT
Mais si tu prends une ecole agro lambda, c est effectivement plus simple qu une env.
Pour les salaires, les agros ne sont pas les inge les mieux payés. Cela depend bcp des fonctions occupees et des employeurs.
Tu diras que cela renforce ta demo, disons surtout que tu es dans une économie libérale et que les salaires sont decoreles de la difficulté et de la longueur des etudes.
A partir du moment ou tu choisis un metier passion il faut en accepter les conséquences. Tu ne peux pas tout avoir..

Re: Vétérinaire : un métier d'avenir ?

Posté : 27 févr. 2019 08:13
par father
Et même de revenus... nets
Parce que les charges sont loin d etre négligeables
On peut aussi parler de traitement pour les fonctionnaires
De solde pour les militaires..
Mais cela ne changera pas la dernière ligne...

Re: Vétérinaire : un métier d'avenir ?

Posté : 27 févr. 2019 08:57
par loupi
La-erta a écrit :
27 févr. 2019 07:52
Le terme de salaire, repris plusieurs fois ici, est inadéquat concernant les vétérinaires installés en libéral puisque par définition ce sont des Travailleurs Non Salariés, il faut donc parler de revenus.
Oui, enfin un débutant est très souvent salarié.

Re: Vétérinaire : un métier d'avenir ?

Posté : 27 févr. 2019 14:44
par U46406
Hors sujet : indiquons que certains chefs d'entreprise se salarient avec un salaire de base dans leur propre entreprise pour bénéficier du filet social en cas de chute (je n'ai plus le détail en tête).

Sinon, avec les énergies renouvelables, un futur boom éventuel de la traction hippomobile pourrait amener un volant d'activité pour les vétérinaires spécialistes des chevaux et dans les haras.

Re: Vétérinaire : un métier d'avenir ?

Posté : 27 févr. 2019 19:51
par loupi
La-erta a écrit :
27 févr. 2019 15:19
un véto "animaux de production" gagne plus mais doit bosser plus également, et aussi se déplacer avec des horaires plutôt élastiques.
Bosser plus, pas nécessairement, mais dans des conditions plus difficiles et avec des gardes en général plus compliquées.
Se déplacer n'est pas forcément une grosse contrainte, ça peut être aussi agréable de sortir de la clinique, là je parle pour des vétos mixtes parce que les vétos 100% animaux de production deviennent rares.

Re: Vétérinaire : un métier d'avenir ?

Posté : 27 févr. 2019 22:17
par AxelAgility
U46406 a écrit :
26 févr. 2019 18:07
Et les vaches et autres troupeaux, vétérinaire dans les campagnes et les montagnes ? Avec une bonne voiture de fonction confortable - grosse berline allemande à 50 000 euros - pour faire 300 km de déplacements pros par jour sur des routes à lacets ?
Quelle est la question ?
La rurale ne m'attire pas vraiment dans le sens où j'aurais du mal à travailler avec des animaux dans le seul but de les envoyer à l'abattoir. Il ne faut pas se leurer, la solution la plus économique sera toujours choisie par l'éleveur au détriment du bien-être de l'animal. Ça, ça me dérange et je ne veux pas me sentir complice de ce système.
Je veux vraiment exercer un métier qui me plaise et qui puisse simplement me garantir un avenir stable et confortable (que je n'ai pas à me serrer la ceinture). La voiture et les gros achats (à part ceux qui sont essentiels pour vivre) ne m'intéressent pas.

L'enjeux de ce topic est de parvenir à savoir si, dans les prochaines années, un veto en canine pourra plutôt bien gagner sa vie. (Je veux dire par là, sans avoir à trop s'inquiéter de sa situation financière)

Re: Vétérinaire : un métier d'avenir ?

Posté : 27 févr. 2019 22:25
par AxelAgility
loupi a écrit :
26 févr. 2019 19:41
AxelAgility a écrit :
26 févr. 2019 17:21
C'est vrai cependant que l'idée de faire 7 ans d'études (des années compliquées !) au minimum, pour gagner trois quarts du salaire d'un ingénieur agronome qui aura fait 5 années moins difficiles d'accès n'est pas réjouissante...
Quand on sort de l'école, on ne sait pas faire grand chose, il faut bien se l'avouer, donc le salaire d'embauche ne peut pas être mirobolant car on est encore en phase d'apprentissage.
Mais le salaire d'un véto praticien évolue rapidement avec l'expérience, idéalement en s'associant dans une clinique véto bien placée avec une bonne réputation. La pratique mixte (animaux de rente / animaux de compagnie) est un bon compromis qui rémunère assez bien.
Il n'est pas rare de pouvoir gagner 10000€ par mois en milieu de carrière. Mais tout le monde n'aura pas la bonne opportunité ni les compétences pour y prétendre. C'est comme dans tous les métiers, tout le monde n'évolue pas de la même façon avec le même diplôme de départ. Il faut aussi accepter les contraintes du métier et prendre ses responsabilités.

De toute façon, faire véto en pensant à l'argent conduira probablement à être mauvais et/ou à avoir une très mauvaise réputation, et par conséquent mènera souvent à l'opposé du but recherché.
Je suis tout à fait d'accord avec ça : qu'un veto débutant ne soit pas payé des milliers. Rassurez-vous, mon objectif n'est pas du tout de gagner 10000e, très loin de là. C'est surtout les grilles de salaires que j'ai pu trouver qui m'ont fait peur. C'est bien d'une peur que je parle, tout ce que je veux c'est que mon métier me permette de ne pas m'inquiéter de ma situation financière et qu'il soit stable dans la durée. Comme je l'ai expliqué auparavant, je ne suis pas attiré par l'argent : avoir une maison, quelques loisirs, et ça toute la vie, c'est tout ce qui m'importe !